Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Villebois-Mareuil, Georges Henri Anne Marie Victor de

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Notice rédigée par : René Seigneuret

Données identitaires

Identité

homme

Portraits
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Dessin au trait réalisé par René Seigneuret, d'après : Histoire généalogique de la maison de Villebois-Mareuil / baron de Villebois-Mareuil (1909), p. 277 [Arch. dép. Vendée, BIB 1526]

Autres Noms

  • Villebois de Mareuil, Georges de, variante patronymique
  • Villebois-Mareuil, Georges de, nom usuel

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 22 mars 1847

à Nantes (Loire-Atlantique, France)

Filiations
  • Léonie de Cornulier , degré : Mère

  • Félix de Villebois-Mareuil, degré : Père

Décès

le 05 avril 1900

à Boshof (Afrique du Sud)

Inhumé à : cimetière militaire de Magersfontein (Afrique du Sud)

Qualité(s) ou fonction(s) principale(s)

Qualité principale :

Militaire

Autographes

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Autres Illustrations

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Portraits et hommages issus des coll. des Arch. dép. Vendée

Notice biographique

Notice biographique

Colonel Georges de Villebois-Mareuil (1847-1900), héros du Transvaal

 

Georges de Villebois-Mareuil nait à Nantes, le 22 mars 1847. Son père est Félix de Villebois-Mareuil (1820-1896) et sa mère Léonie de Cornulier (1825-1910) dont la famille est propriétaire du Château de Bois-Corbeau, à Saint-Hilaire-de-Loulay. L’on sait peu de choses sur la jeunesse de Georges, sans doute a-t-il fait de nombreux séjours à Bois-Corbeau.

 

Bachelier à 16 ans, il entre à l’Ecole militaire de Saint-Cyr, dans la promotion de « Vénétie ». A sa sortie, il est incorporé dans un régiment d’infanterie de marine. Puis il sera l’ordonnance de l’un de ses oncles qui est colonel en Cochinchine.

 

Pendant la guerre de 1870, il commande une compagnie de chasseurs à pieds, et il participe à la défense de Blois contre les Prussiens, il sera blessé au cours du combat.

 

Promu capitaine en 1871, il entre à l’Ecole de Guerre en 1877, d’où il sort onzième de sa promotion.

 

Le 31 janvier 1882 (EC, vol. 1), il épouse, à Marseille, Marie Thérèse Paule Estrangin (Marseille, 10-03-1862 (EC, vol. 2) - Marseille, 03-10-1893 (EC, vol. 9)). La même année, ils auront une fille, Simone, qui épousera en secondes noces, en 1908, le colonel Paul Taylor.

 

Villebois-Mareuil effectue par la suite l'essentiel de sa carrière dans les colonies d'Afrique. En 1881, il commande une compagnie lors de la conquête de la Tunisie, avant d'être nommé chef d'état-major de la division d'Alger en 1889 et d'être promu au grade de colonel en 1892, ce qui fait de lui, à 45 ans, le plus jeune officier promu à ce grade de l’Armée française.

 

En 1893, il a la douleur de perdre son épouse. Laissant sa fille aux bons soins de sa famille, il décide de partir pour Madagascar, mais son projet est refusé par ses supérieurs. Il demande alors d’être versé dans la Légion étrangère à Sidi-bel-Abbès, afin de pouvoir partir pour la Grande île, mais il essuie un nouveau refus. Furieux, il démissionne de l’armée en janvier 1896 [1].

 

Libre désormais de ses mouvements, il fonde « l’Union des sociétés régimentaires d’anciens militaires » par laquelle il veut promouvoir : l’attachement à la patrie, l’honneur et l’engagement du soldat. Séduit par les idées de Charles Maurras, il est l'un des fondateurs de « l'Action française ».

 

Comme beaucoup de militaires de l’époque, il vit très mal l’incident de Fachoda, au Soudan, en novembre 1898, où le Général Marchand doit céder la position aux anglais pour ne pas entraver les pourparlers sur « l’Entente Cordiale » entre la France et la Grande-Bretagne. De cet événement, Villebois-Mareuil gardera un profond ressentiment contre les anglais.

 

En novembre 1899, éclate la révoltes des Boers en Afrique du Sud, qui oppose les états libres d’Orange et du Transvaal aux colonisateurs anglais. Pour Villebois-Mareuil l’occasion est trop belle d’en découdre avec la « Perfide Albion ». Sans en référer au gouvernement, il lève une troupe de volontaires pour combattre aux côtés des Boers du Transvaal. Le 22 novembre 1899, il débarque près de Lourenço, dans la colonie portugaise du Mozambique. Villebois-Mareuil et ses volontaires se mettent au service de Paul Kruger, le président emblématique du Transvaal. Villebois-Mareuil devient le chef d’état-major du Général Piet Joubert [2], responsable des troupes Boers. Bientôt, il se trouve au commandement d’une troupe de volontaires venus de toute l’Europe pour défendre la cause des Boers. Mais les choses tournent à l’avantage des Anglais qui ont reçu des renforts en hommes et en matériel et qui sont bien disciplinés. Les troupes de volontaires et les Boers sont débordés et doivent se replier. Villebois-Mareuil, en vieux soldat, décide de rester au combat. Mais ce jour du 5 avril 1900 sera le jour de son dernier combat : Villebois-Mareuil est blessé mortellement près de Boshof, au nord du Cap. Les soldats anglais impressionnés par son courage lui rendront les honneurs militaires et l’enterreront enveloppé dans un drapeau français. Ainsi se termine la vie de notre « La Fayette » [3] vendéen. Malgré ce revers, une poignée de volontaires restera jusqu’à la capitulation, parmi eux un certain Robert de Kersauson (1877-1971) [4].

 

Dix- huit ans plus tard, son gendre, le Colonel Paul Taylor (1871-1918), sera tué au combat le 27 mai 1918, au cours de la terrible bataille du « Chemin des Dames » [5].

 

Dans de nombreuses villes (Angers, Château-Gontier, Cholet, Fougères, Montaigu, Nantes, Le Relecq-Kerhuon, Rennes, La Roche-sur-Yon, Les Sables-d'Olonne, Saint-Malo, Saint-Nazaire… pour ne citer que les villes de l’Ouest) des rues, des places, des statues et aussi des lieux d’enseignements portent le nom de Georges de Villebois-Mareuil.

[1]
Arch. nat., Base Léonore, L2718029, état de services (vues 46-49)  
[2]
Général boers, d’origine sud-africaine (1834-1900)  
[3]
Expression trouvé dans certains textes, exemple : Bernard Lugan, Villebois-Mareuil, le "La Fayette" de l'Afrique du Sud, Éd. du Rocher, 1990, 325 p.  
[4]
G. Félix, Le colonel de Villebois-Mareuil et la guerre sud-africaine, A. Cattier, 1908, 304 p. [Arch. dép. Vendée, BIB 5493] ; Jean-Claude Lorvoire, « 5 avril 1900, mort de Villebois-Mareuil : la "Vendée africaine" contre les Anglais ». In : Recherches vendéennes, (1999) n° 6, p. 19-23 [Arch. dép. Vendée, BIB PC 16]  
[5]
Revue du Bas-Poitou, 1920  

Vie civile

Vie militaire

Service

Date de début : 16 octobre 1865

Dernier grade

Colonel

nommé le 09 avril 1892

Conflits et campagnes

Conflits
  • 1870-1871 : Guerre franco-allemande de 1870
Faits d'armes

Voir son état de services, Arch. nat., L2718029, base Léonore (vue 46 et s.)

Carrière ecclésiastique

Vie politique

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Ordres de chevalerie

  • Chevalier de la Légion d'honneur

    Date de réception : 07 février 1871

    Arch. nationales, L2718029

  • Officier de la Légion d'honneur

    Date de réception : 11 juillet 1896

    Arch. nationales, L2718029

Distinctions

  • Distinctions honorifiques françaises
    • Médaille coloniale

Relations

Références


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