Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

Espace contributeur

Identifiez vous - Pour en savoir plus

Sorin, Pierre-Etienne

imprimer la notice complète

Notice rédigée par : Emmanuel François

Fait partie de : Dictionnaire des notaires vendéens, XIVe-XXe siècle

Données identitaires

Identité

homme

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 03 novembre 1740

à Montaigu (Vendée, France)

Filiations
  • Sorin, Etienne, degré : Père, profession : Métier du textile, de l'habillement et de la mode

    Perruquier

  • Raffin, Madeleine, degré : Mère

Décès

le 24 avril 1817

à Montaigu (Vendée, France)

Adresses

  • Rue de l'ancienne poste / Montaigu

    Année à laquelle la résidence est attestée : 1817

Qualité(s) ou fonction(s) principale(s)

Qualité principale :

Magistrat, officier public ou ministériel

Notice biographique

Notice biographique

(°03-11-1740, Montaigu - +24-04-1817, Montaigu)

Pierre-Etienne Sorin se marie à Palluau le 13 mai 1763 (vue 197) avec Marie Henriette Thérèse Baraud (Barraud). Il est alors notaire royal et procureur au marquisat de Montaigu, en résidence à Saint-Jean de Montaigu. Il est le fils d’Etienne Sorin et de Madeleine Raffin, habitants de Montaigu. Son épouse est la fille de René Baraud du Vignaud, brigadier de la maréchaussée, et de feue Marie Anne Anart, habitants la paroisse de Palluau.

Administrateur du département de 1790 à 1792, Pierre-Etienne Sorin est favorable à l'insurrection vendéenne. En 1793, il est juge au tribunal de Montaigu, et c’est l’opinion de Goupilleau de Montaigu, qui, cette même année, l’inscrit dans sa liste « de quelques brigands de la Vendée dont j’ai entre les mains des preuves écrites de conviction » [1].

L’administration départementale de la Vendée le nomme le 15 brumaire an V, pour procéder à l’estimation de la terre de la Rabatelière appartenant à René Thomas Montaudouin, émigré. Le procès-verbal d’estimation est daté du 2 pluviôse suivant [2]. En 1799, il est fondé de pouvoir de Mme de Martel, châtelaine de la Rabatelière [3]. Il est alors dit propriétaire résidant à Montaigu.

Greffier en chef de la maréchaussée générale du Poitou, il est cité sur le tableau des notaires par canton en date du 26 novembre 1796 : " Ancien notaire, n'exerce plus depuis sa nomination de commissaire executif " [4]

En octobre 1797, Pierre-Etienne Sorin, alors président du tribunal de police de Montaigu, est saisi par Merlet, commissaire exécutif du canton de Saint-Fulgent, d’une accusation contre le curé de Saint-André-Goule-d’Oie. Pierre Etienne Sorin fit une réponse que Merlet jugea « ambigüe et peu satisfaisante », en lui « conseillant de vous consulter » (Coyaud, commissaire exécutif du département à Fontenay le Comte). Merlet estimait que le curé avait enfreint la loi. Ce dernier avait en effet prêté le serment de « haine à la royauté » (fructidor an V), et ensuite, comme se rétractant, il avait pris la clandestinité pour dire la messe, et échapper à l’affichage de son serment à l’entrée du lieu de culte. Le juge Sorin a donc refusé de se prononcer dans cette affaire [5]

Juge de paix du canton de Montaigu, il fut nommé juge au tribunal civil de première instance de l’arrondissement de Montaigu. On le trouve dans cette fonction en 1804 [6] et 1808 [7]. En 1812, il est juge du tribunal civil de la Roche sur Yon [8]. Il était conseiller municipal de La Boissière-de-Montaigu en 1810 [9].

[1]
Liste des insurgés vendéens dressée par Philippe Charles Aimé Goupilleau en 1793, dans la collection Dugast-Matifeux I, liasse 31, aux archives de la médiathèque de Nantes, citée par l’abbé Boisson, fonds 7 Z 99 volume 1, no 31, aux archives du diocèse de Luçon.  
[2]
Archives départementales de la Vendée, estimation des biens nationaux dans le district de Montaigu : 1 Q 342, n° 117, estimation du 2 pluviôse an V de la terre de la Rabatelière.  
[3]
Arch. dép. Vendée, Chartrier de la Rabatelière : J 150, archives de Languiller : G 57, jugement de non conciliation du juge de paix de Saint-Fulgent du 18-8-1799. Paragraphe rédigé d'après les renseignements donnés par Emmanuel François le 24-09-2014.  
[4]
Arch. dép. Vendée, L 1620  
[5]
Archives départementales de la Vendée, courrier de l’administration cantonales de Saint-Fulgent à l’administration départementale en l’an VI : L 237, lettre du 1er brumaire an VI de Merlet. Aussi Archives historiques du diocèse de Luçon, fonds de l’abbé Boisson : 7 Z 12-2, même lettre.  
[6]
Arch. dép. Vendée, Chartrier de la Rabatelière : 150 J/ G 116, jugement du 10-3-1804 du tribunal civil de Montaigu, Thérèse Martel contre François Cougnon  
[7]
Arch. dép. Vendée, étude de Montaigu E, Pierre Martin Thibaud : 3 E 27/52, acte du 19-4-1808 concernant l’hôpital de Montaigu (vues 411-412), et E 3 E 27/53, acte du 10 avril 1810 de réception de Jeanne Chiron en qualité de sœur hospitalière à l’hôpital civil de Montaigu, (vues 386-387)  
[8]
Arch. dép. Vendée, étude de Montaigu E, Pierre Martin Thibaud : 3 E 27/54, testament de Marie Henriette Barraud, épouse de Pierre Etienne Sorin, juge au tribunal civil de La Roche-sur-Yon du 3-3-1812 (vues 20 à 23)  
[9]
Arch. dép. Vendée, étude de Montaigu G, Pierre Charrier : 3 E 28/2, cession de la cure de La Boissière-de-Montaigu à la commune le 27-3-1810 (vues 320-31).  

Vie civile

Emploi public

  • Notaire

    Date de début : 1762

    Date de fin : 1792

    Lieu : Montaigu (Vendée, France)

Autre activité ou profession

  • Métier de la justice et de la police

    Date de début : 1804

    Date de fin : 1808

    Lieu : Montaigu (Vendée, France)

    Juge de paix du canton de Montaigu, puis juge au tribunal civil de première instance de l’arrondissement de Montaigu. On le trouve dans cette fonction en 1804 et 1808. 

  • Métier de la justice et de la police

    Date de début : 1812

    Lieu : Roche-sur-Yon, La (Vendée, France)

    En 1812 il est juge du tribunal civil de La Roche-sur-Yon.

Vie militaire

Carrière ecclésiastique

Vie politique

Fonction représentative ou mandat

  • Conseiller municipal

    Circonscription : Montaigu, Vendée

    Date de début : 1810

    Règne ou régime : Consulat et Premier Empire (nov. 1799-1814)

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Relations

Références


Nous écrire