Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Paillou, Gabriel Laurent

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Notice rédigée par : J. Artarit

Fait partie de : Dictionnaire du clergé vendéen, XIIIe-milieu XXe siècle

Données identitaires

Identité

homme

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 07 mars 1735

à Puybelliard (Vendée, France)

Filiations
  • Paillou, Jacques Joseph, degré : Père, profession : Métier du droit

    Exerce le métier de : avocat et sénéchal de Puybelliard

  • Blanchard, Marie Perrine, degré : Mère

Décès

le 15 décembre 1826

à La Rochelle (Charente-Maritime, France)

Qualité(s) ou fonction(s) principale(s)

Qualité principale :

Ecclésiastique

Circonstances historiques

Contexte historique
  • 1789-1799
Qualité liée à un contexte historique exceptionnel
  • Prêtre réfractaire
  • Emigré

Notice biographique

Notice biographique

(° *Puybelliard, 07 mars 1735 [pas de registre] - + *La Rochelle, 15 décembre 1826).

Fils de Jacques Joseph Paillou, avocat, sénéchal de Puybelliard, et de Marie Perrine Blanchard. Naît dans la maison de la Braudière au bourg de Puybelliard.

Un frère aîné, Jacques Mathurin Paillou, avocat, sénéchal de la Forêt-sur-Sèvre, marié, à La Flocellière, le 1er juillet 1754 (J. M. Paillou est alors sénéchal de la Flocellière), avec Marie Jeanne Guerry, fille d’un procureur fiscal (née en 1729), [Marie Jeanne Guerry obtient un certificat de résidence à Luçon, le 24 février 1793, où elle réside depuis plus de vingt-cinq ans]. Jacques Mathurin Paillou décède au château de la Forêt-sur-Sèvre, le 4 août 1764, âgé de 40 ans environ. Marie Jeanne Guerry et sa belle-sœur, Félicité Perpétue Paillou, religieuse, sont arrêtées à Luçon, en janvier 1794 et transférées à Brouage.

Deux sœurs connues :

Gabrielle Henriette Pagniou [Paillou] veuve (René Pierre) Guerry (mariés à Moncoutant, le 6 mai 1761), de La Flocellière, qui décède à 63 ans, en détention à Celles-sur-Belle, le 22 germinal en II (11 avril 1794), où elle était détenue avec deux de ses filles.

Félicité Perpétue Paillou, née à Puybelliard, le 18 mai 1736, religieuse bénédictine au prieuré de La Fougereuse (Saint-Maurice-la-Fougereuse, 79). Emprisonnée avec sa belle-sœur à Brouage, y décède, le 9 brumaire an III (29 octobre 1794), le décès est déclaré par sa belle-sœur, Marie Jeanne Guerry, veuve Paillou, et par une sœur clarisse de la Rochelle, toutes deux détenues.

Le couple, Jacques Mathurin Paillou - Marie Jeanne Guerry a [au moins] deux enfants :

1 - Jacques René Paillou, né le 18 mai 1755 à La Flocellière, marié avec Françoise Caillaud, avocat, sénéchal du marquisat de Pouzauges, Saint-Mesmin et La Flocellière, en 1784, électeur du canton de Pouzauges en juin 1790, élu membre du directoire de l’administration départementale, le 29 juin 1790 ; toujours du directoire départemental le 22 novembre 1791 ; ne semble plus y appartenir en décembre 1792 ; membre du Conseil supérieur royaliste de Châtillon-sur-Sèvre, en juin 1793. Participe à la « virée de galerne » et serait disparu après la bataille de Dol, d’après Madame de La Rochejaquelein. Le conventionnel Maignen dira, lors du procès de Pichard du Page, qu’il aurait été guillotiné à Angers. En réalité, fait prisonnier après la bataille de Dol, il est condamné à mort le 10 janvier 1794 et fusillé, le lendemain, « sur la grève ». Françoise Caillaud aurait été « arrêtée » à Savenay en décembre 1793 et envoyée à Poitiers (déclaration faite à Luçon, le 13 thermidor an IV par plusieurs – étude Chauveau).

2 - Julie Rosalie Paillou, née et ondoyée à La Forêt-sur-Sèvre, le 18 avril 1756, baptisée le 29 juillet suivant, décédée à La Rochelle, le 27 février 1820, « âgée de 63 ans et 10 mois, née à la Forêt-sur-Sèvre » (un autre enfant Paillou naît à La Forêt-sur-Sèvre : Louis Joseph, né le 10 juillet 1757, décédé en 1761).

Ancien élève des oratoriens de Nantes, où il soutient le 4 août 1752, un ensemble de thèses de philosophie (voir Bachelier, L’Oratoire à Nantes, 1934, p. 132 et s.). Ensuite au séminaire de Saint Sulpice de Paris, où il enseigne. Bachelier de Sorbonne. Gradué de mathématiques. Ordonné prêtre, à Luçon, le 31 mai 1760. Professeur de philosophie et de théologie au séminaire de Luçon en janvier 1763, puis directeur du séminaire en 1764, pendant six ans.

Chanoine de Luçon en 1764. Syndic du clergé du diocèse. Vicaire général.

Célèbre, à Bournezeau, le 16 février 1773, le mariage de son neveu, Louis Pierre François Provost, docteur en médecine, fils de Gabrielle Françoise Renée Blanchard, avec Marie Rose Esgonnière, sœur de Louis Simon Esgonnière.

Parrain, à Luçon, le 1er mars 1775, de Marie Gabrielle Agathe Provost, fille du médecin : « Laurent Gabriel Paillou, bachelier en théologie de la faculté de Paris, chanoine de la cathédrale ».

Bénit, en qualité de bachelier de Sorbonne et de chanoine de Luçon, le 26 novembre 1777, à Luçon, le mariage de son cousin germain, Louis Simon Esgonnière sieur de Cordebomère avec Marie Anne Fourneau, fille d’un médecin DMM. Ses neveux, Jacques René et Julie Rosalie Paillou, sont présents.

Signe à Luçon, le 17 février 1778, lors du mariage Avron-Coutouly : « Paillou chanoine » et à un baptême le 14 janvier 1779.

Tient le registre de la paroisse Saint-Mathurin de Luçon en novembre-décembre 1782, puis en 1783, avec Gauly comme vicaire.

Signe à Luçon, le 4 novembre 1782, avec le chanoine Brazet, lors d’un mariage : « Paillou chanoine ».

 

Dessert la paroisse Saint-Mathurin de Luçon en 1782-1783, avec Gauly comme vicaire.

Bénit, en qualité de bachelier de Sorbonne et de chanoine de Luçon, à Luçon, le 26 novembre 1771, le mariage de son cousin germain, Louis Simon Esgonnière sieur de Corbodemère, avec Marie Anne Fourneau, fille d’un médecin, ses neveux, Jacques René et Julie Rosalie Paillou, sont présents.

Bénit, à la Flocellière, le 29 juillet 1783, le mariage de sa parente (cousine germaine) Marie Anne Alquier, fille de Claude Alquier et de Marthe Paillou, avec Pierre Chesneau, avocat.

Parrain à Pouzauges, le 26 août 1787, de Jacques Laurent Paillou, fils de son neveu, Jacques René, le sénéchal et de Françoise Caillaud, la marraine est Julie Rosalie Paillou, tante de l‘enfant. Présent à Poitiers en mars 1789, fondé de pouvoir du chapitre de Luçon, d’Avice de Mougon, chanoine de Luçon, et d’Emery, abbé commendataire de Boisgrolland.

Le 16 octobre 1789, offre au nom du chapitre tous les grains contenus dans leur grenier, soit 50 à 60 tonneaux.

Secrétaire de la première assemblée municipale de Luçon, le 04 février 1790. Élu notable de la commune, le 7 février 1790.

 

Signe les protestations contre le vote de l’Assemblée du 13 avril 1790 sur la religion d’état, puis contre la suppression des chapitres. Reçoit (avec André Brumault de Beauregard et Rieussec) procuration de ses collègues pour gérer leurs affaires le 30 octobre 1790.

Refuse le serment. Compris dans l’arrêté du 9 mars 1792. A Fontenay en 1791 et 1792.

Exil en Espagne. S’embarque aux Sables-d'Olonne le 9 septembre 1792, sur le Jean-François. De Saragosse, en septembre 1792, il part pour Valence, avec les deux Baudouin, Florent Bréchard, Pierre Micheau, Louis de Fontaine, Charles Jourdain, Benjamin de Landerneau, Alexis Perrin, Raymond Marin Sicard et Pierre Deborde. Au couvent de Notre Dame de Agres, puis envoyé à Astorga, en mai 1793, avec cinq chanoines de Luçon (Gandillon, Jourdain, De Fontaine, Bouyer, Serin) et cinq curés du même diocèse. Dirige le clergé de Luçon en exil. Sur la liste Gutierrez, n° 5898.

Sa nièce, Julie Rosalie Paillou, sœur de Jacques René Paillou, est arrêtée à Luçon, le 16 avril 1793 et envoyée à Brouage par la suite (Chassin, V IV, 9). Julie Paillou tente d’empêcher la vente de la maison de son oncle, en s’adressant au district de Fontenay, le 9 août 1795.

Revient en décembre 1800 (de Mercy, Lettres... p. 709). Signe « la promesse ». Grand vicaire du diocèse de la Rochelle (Charente Inférieure et Vendée), au Concordat. Administre le département de la Vendée.

Nommé évêque de La Rochelle, il est sacré à Paris, le 2 février 1805, par le Pape Pie VII. Réside une partie de l’année dans sa maison de La Flocellière. Chevalier de la Légion d’honneur (nommé le 5 juillet 1804, alors qu’il est vicaire général du diocèse de La Rochelle), baron d’Empire. Chaud partisan de Napoléon. Louis XVIII tente d’obtenir sa démission sans succès. Après le rétablissement de l’évêché de Luçon, en 1821, ne dirige plus que la Charente Inférieure.

Lors de son décès, n° 494 de l’année, est dit : « Monseigneur Gabriel Laurent Paillou, évêque de La Rochelle, baron, chevalier de l’ordre royal de la Légion d’honneur, 91 ans et 9 mois, né à Puybelliard ».

Portrait à l’évêché de Luçon et dans la cathédrale de La Rochelle. 

Quatre prêtres du diocèse de Luçon, en 1790, sont parents de L. G. Paillou : Louis Joseph Blanchard, curé du Bourg-sous-la-Roche ; Pierre Mathurin Jagueneau, vicaire du Bourg-sous-la-Roche ; Pierre Alexis Payraudeau, curé de Saligny ; Pierre Gabriel Micheau, professeur au séminaire de Luçon.

Source :

Billaud, La Petite église.

La Fontenelle de Vaudoré, Histoire du monastère et des évêques de Luçon, p. 926 à 930.

Du Tressay, Histoire des évêques de Luçon.

AD 85 1 J 2259.

Vie civile

Vie militaire

Carrière ecclésiastique

Clergé catholique séculier

Date d'ordination sacerdotale : 31 mai 1760

Date d'ordination épiscopale : 02 février 1805

Ordonné à : Ordination épiscopale à Paris (75) en présence du pape Pie VII

Ministère

  • Enseignant ou éducateur

    Date de début : 1760

    Lieu : Luçon (Vendée, France)

    Professeur au Séminaire
  • Chanoine

    Date de début : 18 février 1764

    Lieu : Luçon (Vendée, France)

  • Vicaire épiscopal

    Date de début : 1792

    Lieu : Luçon (Vendée, France)

    début avant 1792 ; Vicaire Général
  • Vicaire épiscopal

    Date de début : décembre 1800

    Lieu : La Rochelle (Charente-Maritime, France)

    Vicaire général
  • Evêque

    Date de début : 02 février 1805

    Lieu : La Rochelle (Charente-Maritime, France)

Vie politique

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Ordres de chevalerie

  • Chevalier de la Légion d'honneur

Relations

Relations

Références


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