Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Morisson de La Bassetière, Constant Hubert

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Notice rédigée par : Gilbert Apart

Données identitaires

Identité

homme

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 01 juin 1774

à Saint-Julien-des-Landes (Vendée, France)

Filiations
  • Jean-Baptiste Morisson de la Bassetière, degré : Père

  • Henriette Foucher de Brandois, degré : Mère

Décès

le 04 octobre 1836

à Saint-Julien-des-Landes (Vendée, France)

Qualité(s) ou fonction(s) principale(s)

Qualité principale :

Homme ou femme politique

Circonstances historiques

Contexte historique
  • 1789-1799
Qualité liée à un contexte historique exceptionnel
  • Emigré

Notice biographique

Notice biographique

Constant-Hubert Morisson de la Bassetière [1]

Il nait le 1er juin 1774 à Saint-Julien-des-Landes.

Il est le fils de Jean-Baptiste Morisson de la Bassetière (°1745 - +1829) et d'Henriette Foucher de Brandois (°1745 - +1792).

En 1791, âgé de 17 ans, il quitte la France avec son père pour rejoindre, en Angleterre, l'Armée des Emigrés levée par les princes en exil [2] afin de libérer la famille royale et rétablir la monarchie. Jusqu'en 1795, il prend part à tous les combats qui se dérouleront dans le Nord de la France, en Belgique et en Hollande ainsi qu'au débarquement de Quiberon [3]

En 1796, il rejoint seul la Vendée. Son père et son frère aîné sont à l'étranger [4]. Sa mère et ses cinq autres frères ont été tués. La demeure familiale a été pillée et incendiée trois fois par les colonnes infernales. Il entreprend sa reconstruction.

Il se marie le 31 octobre 1798 à La Mothe-Achard avec Julie de la Voyrie, née le 13 Septembre 1775 à La Chapelle-Achard. De cette union, naîtront deux garçons et une fille.

En 1813, il devient maire de Saint-Julien des Landes, fonction qu'il occupera jusqu'au 15 août 1816.

En 1815, le retour de Napoléon Ier de l'île d'Elbe, et conséquemment la fuite de Louis XVIII en Belgique, provoque un nouveau soulèvement des royalistes de Vendée, de Bretagne, d'Anjou et du Maine.

Il reprend les armes, participe aux combats opposant royalistes et bonapartistes à Saint-Gilles et Aizenay et ne les dépose qu'après Waterloo et le retour du roi.

La même année, il est nommé inspecteur des gardes nationaux de l'arrondissement des Sables-d'Olonne [5], puis Grand Prévôt de la Vendée lors de l'établissement des cours prévôtales [6].

Le 6 novembre 1822, il se voit conférer la croix de Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis [7] par le roi Louis XVIII.

Il est nommé conseiller général [8] le 16 août 1829, fonction qu'il occupera jusqu'à son décès.

Son épouse décède la 20 août 1834 à l'âge de 58 ans.

Il décède le 4 octobre 1836 à Saint-Julien-des-Landes à l'âge de 62 ans. 

[1]
"Un gentilhomme vendéen sous la Révolution : Constant-Hubert de la Bassetière" / Henri de la Bassetière. - Revue du Bas-Poitou - Année 1942 - pages 248 à 256.  
[2]
L’émigration désigne le départ d'environ 140 000 français hors du territoire national entre 1789 et 1800, en raison troubles révolutionnaires. Ils sont noble, riches bourgeois ou bien prélats. Certains émigrent pour se soustraire aux rigueurs de la Révolution et d'autres pour la combattre de l'extérieur : ceux-ci constituent l'Armée des émigrés ou Armée des princes : le Comte d'Artois et le Comte de Provence, frères du Roi, et le Prince de Condé, cousin du Roi.  
[3]
Le débarquement des émigrés à Quiberon débuta le 23 juin 1795 et fut repoussé un mois plus tard, le 21 juillet par les troupes républicaines. Il avait été organisé afin de prêter main-forte aux chouans et aux rebelles vendéens dans l'espoir de soulever tout l'Ouest de la France. Nota : les chouans, également insurgés royalistes, étaient des combattants issus de la région située au nord de la Loire (Bretagne, Maine, Normandie et nord de l'Anjou) tandis que les vendéens étaient du Poitou, du sud de l'Anjou et du pays de Retz breton.  
[4]
Ils ne rentreront d'émigration qu'en 1801.  
[5]
Forces supplétives, réparties sur tout le territoire national, chargées de veiller à la sécurité intérieure du pays et éventuellement, renforcer les unités militaires pour combattre un ennemi extérieur. Créées en 1789 et dissoutes en 1871, elles étaient composées de tous les hommes valides de 20 à 60 ans.  
[6]
Tribunaux exceptionnels établis en 1815 (1 par département) et supprimés le 1er Janvier 1818. Ils étaient chargés de juger sommairement et sans appels les délits politiques.  
[7]
Ordre honorifique créé par Louis XIV en 1693 pour récompenser les officiers les plus valeureux. Supprimé en 1791, il est recréé en 1814 par Louis XVIII pour le substituer à celui de la Légion d'honneur, né en 1802 par la volonté de Napoléon Bonaparte, alors Premier consul. Il est définitivement supprimé en 1830, par le roi Louis-Philippe qui maintient la Légion d'Honneur.  
[8]
Par la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), le pouvoir exécutif est représenté dans chaque département par un préfet disposant d'une administration et du "conseil général de département", assemblée délibérante dont les membres, appelés conseillers généraux, sont nommés par le Gouvernement. A partir de 1833, ceux-ci sont élus au suffrage censitaire au niveau de chaque canton, puis, au suffrage universel pour 6 ans, au titre de la loi du 10 août 1871.  

Vie civile

Vie militaire

Type de combattant

  • Armée de Condé

Carrière ecclésiastique

Vie politique

Fonction représentative ou mandat

  • Maire

    Circonscription : Saint-Julien-des-Landes, Vendée

    Date de début : 1813

    Date de fin : 15 août 1816

    Règne ou régime : Restauration (1814-1830)

  • Conseiller général

    Circonscription : Vendée, Vendée

    Date de début : 16 août 1829

    Date de fin : 04 octobre 1836

    Règne ou régime : Restauration (1814-1830)

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Ordres de chevalerie

  • Ordre royal et militaire de Saint-Louis

    Date de réception : 06 novembre 1822

Relations

Relations

Références


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