Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Joly, Jean Baptiste Joseph

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Notice rédigée par : Gilbert Apart

Données identitaires

Identité

homme

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 18 janvier 1738

à Cateau-Cambrésis, Le (Nord, France)

Filiations
  • Joly, Nicolas [1], degré : Père

  • Dellatte, Margueritte, degré : Mère

Décès

le 27 juin 1794

à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée, France)

Inhumé à : cimetière de Saint-Laurent-sur-Sèvre

Circonstances historiques

Contexte historique
  • 1789-1799
Qualité liée à un contexte historique exceptionnel
  • Insurgé vendéen ou considéré comme tel
[1]
Filiation donnée par Jean-René Ratier le 23-01-2016  

Notice biographique

Notice biographique

 

Jean-Baptiste Joly nait en 1738 au Cateau-Cambrésis (Nord) de Nicolas Joly et Marguerite Dellatte. Il réside à Villers-Outréaux.

 

Engagé au Régiment de Rougé dans le 2ème bataillon, compagnie Puget, le 22 juin 1756 pour 6 ans, il ment sur son âge déclare avoir 24 ans alors qu'il n'a que 18 ans. Il est tambour. Il est congédié le 1er mars 1763, étant à l'hôpital de Cambray. En 1762 le Régiment de Rougé prend le nom de Régiment des Flandres [1]

 

Au cours de cette période au Régiment des Flandres il sert sous les ordres d’André Servanteau, Seigneur de la Brunière en La Chapelle-Hermier, qui lui demande d’être le régisseur de ses domaines. Joly et sa famille rejoignent ainsi la Vendée en 1784.

 

Il est connu comme un homme énergique, dur avec lui-même et avec les autres, ambitieux, d’humeur batailleuse mais aussi d’une extrême serviabilité. Il participe activement à la vie de la commune et fait partie du conseil municipal.

 

Les décisions iniques prises par le nouveau pouvoir révolutionnaire heurtent ses convictions royalistes et religieuses.  En 1793, il choisit d’adhérer au mouvement contestataire de nombreux Vendéens qui se forment en armée pour contrer les nouveaux gouvernants du pays. 

 

Il entreprend alors de créer lui-même une unité combattante. Aidé par quelques fidèles, il contraint les Chapelois par la harangue, l’intimidation voire la force et constitue un détachement qui se place sous les ordres de Charette. Joly se voit confier le commandement de 5000 hommes qui participeront à tous les combats de la Guerre de Vendée.

 

Mais, le 6 juin 1794 à Challans, lors de l’attaque de cette garnison républicaine, Joly commet une erreur de stratégie et Charette lui attribue la responsabilité de la défaite. Les deux hommes entrent en conflit. Joly, faisant preuve d’insubordination, est mis en état d’arrestation. Son attitude et ses prises de position lui ayant aliéné ses derniers fidèles, il décide de prendre la fuite et se retrouve à errer dans la campagne. Le 27 juin, il se trouve dans une auberge à Saint-Laurent-sur-Sèvre où un groupe de jeunes gens le prend pour un espion républicain. Contraint à la fuite, Joly est rejoint à la hauteur de la ferme de la Barbinière toute proche où il est massacré par ses poursuivants sans avoir pu se faire reconnaître. Il est inhumé dans le cimetière de Saint-Laurent-sur-Sèvre.

 

Cette tragédie et cette fin peu glorieuse n’enlève rien aux remarquables services rendus par ce Vendéen d’adoption notamment au cours des 16 mois de son engagement dans la guerre de Vendée [2].

[1]
Paragraphe sur le début de sa carrière militaire rédigé par Jean-René Ratier le 23-01-2016, d'après SHD-Vincennes 1YC 802  
[2]
Histoire de La Chapelle-Hermier : depuis Airemari / Gilbert Apart. [La Chapelle-Hermier], 2009 [Arch. dép. Vendée, BIB C 975]  

Vie civile

Vie militaire

Type de combattant

  • Armée catholique et royale de Vendée

Carrière ecclésiastique

Vie politique

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Relations

Références


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