Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Guyet, Charles Jean Baptiste

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Notice rédigée par : Daniel Priouzeau

Données identitaires

Identité

homme

Autres Noms

  • L'Amiral, surnom

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 03 mars 1797

à Champagné-les-Marais (Vendée, France)

Filiations
  • Charles Jacques, degré : Père

  • Rose Catherine Boileau, degré : Mère

Décès

le 02 juin 1867

à Paris (Paris, France)

Qualité(s) ou fonction(s) principale(s)

Qualité principale :

Militaire

Autres Illustrations

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La corvette La Favorite, en 1839. Guyet en prend le commandement en décembre de la même année.

Notice biographique

Notice biographique

(°03-03-1797 [14 ventôse an V], Champagné-les-Marais - + 02-06-1867, Paris)

 

ENVIRONNEMENT FAMILIAL

 

Charles Jean Baptiste GUYET est le fils aîné de Charles Jacques GUYET (°09-06-1772, Saint-Fulgent - + 01-12-1824, Maison Neuve à Champagné-les-Marais [1]) et de Rose Catherine BOILEAU (+ 09-06-1820, Champagné-les-Marais [2]). Charles Jacques GUYET a épousé Rose Catherine BOILEAU, fille d’un marchand de Saint-Denis-du-Payré, le 7 février 1796 (19 pluviôse an IV) à Champagné-les-Marais ; ils auront 9 enfants [3]. Charles Jacques GUYET est aussi l’oncle paternel de Marcellin-Benjamin GUYET-DESFONTAINES, député de la Vendée [4].

 

EDUCATION ET APPRENTISSAGES

 

La carrière militaire de Charles Jean Baptiste GUYET s’étend sur près de 43 ans, entre 1811 et 1854.

Le 4 juin 1811, GUYET est admis à l’Ecole spéciale de Marine de Brest, commandée par le capitaine de vaisseau FAURE. Il embarque sur le vaisseau école Le TOURVILLE [5]. Il est nommé aspirant de 1ère classe le 10 février 1815, puis enseigne de vaisseau le 1er mars 1821 [6].

 

LE SAUVETAGE DU BRICK MAYENNE (1824)

 

Les 23 et 25 février 1824, GUYET sauve par deux fois le brick MAYENNE du naufrage lors d’un cyclone à l’île Bourbon. Cet épisode restera comme le fait d'arme fondateur de la réputation de GUYET :

« Le 23 février 1824, un coup de vent se déclara à l'île Bourbon, le capitaine, tous les officiers et les premiers maîtres étaient à terre en service, et n'avaient pu depuis deux jours, rejoindre le bord, la mer étant extrêmement grosse au rivage. J'étais donc seul à bord, lorsqu'à six heures du matin, l'ordre fut donné par le signal habituel du port de mettre sous voiles. Depuis vingt-quatre heures, j'y étais disposé ; deux ans et demi de station, m'avaient fait connaître ces parrages, et j'attendais que des embarcations de la frégate l'Armide, qui étaient allées sauver les équipages de plusieurs petits navires du Roi, en trop mauvais état pour pouvoir mettre sous voiles, fussent de retour, lorsqu'un navire de commerce, mouillé devant nous, Le Courrier du Golfe, appareillant au petit hunier sur le mât, vint à culer avec une rapidité extrême, tomber sur la Mayenne, lui rompre son beaupré, bout-dehors, civadière, et l'élongeant par tribord, lui briser les amarres de son ancre de veille, le bout de la vergue du petit hunier et enfin le canot de porte-manteau (?) derrière, furent l'affaire d'un instant. Voilà donc le navire pour ainsi dire désamparé... Le beaupré traînait dans l'eau, il était rompu au ras des liures, le mât de misaine ne tenait plus. Mr le Commandant en second de la frégate l'Armide, qui commandait la frégate en l'absence de Mr le Commandant Villaret, m'envoya l'ordre, par un élève de la marine, de me rendre à son bord avec tout l'équipage. Je m'y rendis, mais seul, et pour observer à Mr le Commandant, que le navire était susceptible de mettre sous voiles et lui en demander la permission. Elle me fut accordée... mais en même tems chargé de la responsabilité de tous les événemens !... Bien des personnes avaient jugé la Mayenne incapable de mettre sous voiles, et courrant les plus grands dangers, mais ils ne connaissaient pas ses braves matelots si bien décidés, à n'abandonner leur navire qu'après que tout moyen de sauvetage eut été épuisé ! A peine les avaries avaient été faites, que des remèdes promps y avaient été apportés. N'ayant à bord que des matelots et le second maître, tenir le mât de misaine avec des caillornes, envoyer la vergue du petit hunier en bas, caler le petit mât de hune, mettre à bord le beaupré et tout le grément à la traîne, remettre au bossoir l'ancre de veille tombé de 4 ou 5 brasses, fut de l'exécution la plus prompte, de celle, enfin de gens qui voyaient le danger imminent, et qui avaient à coeur de sauver leur navire. La Mayenne mit sous voiles aussitôt mon arrivée de la frégate. Appareillant sous sa voile d’étay de cape, et peu de tems après, étant à même de larguer sa misaine et son grand hunier au bas ris, elle fit route vent arrière pour s'éloigner de la côte le plus promptement possible.

Le mauvais tems se termina à la nuit. Les batimens louvoyèrent deux jours avant de pouvoir revenir au mouillage. Enfin le 25 dans la soirée ils mouillèrent tous. La Mayenne mouilla à cinq heures du soir ; elle avait un beaupré et les perroquets dehors lorsqu'elle arriva. Un mât d'hune avec une jumelle de bas mât, lui faisaient un beaupré assez solide pour tenir la mer pendant quelques jours. Le capitaine vint à bord à cinq heures et demie, et à huit heures, j'allais prendre un moment de repos, pour réparer les forces que quatre jours de veilles continuelles sur le pont, et dans les perplexités les plus grandes avaient épuisées. Lorsqu’à dix heures, je fus réveillé, pour aller partager de nouveaux dangers. La Mayenne sauvée d'un péril, était retombée dans un autre !... Un coup de vent du nord venait de se déclarer, la mer extrêmement grosse, le navire sur un seul câble, n'ayant pas d'autre ancre à mouiller, il allait se briser à la côte si ce câble venait à rompre… La corvette L'Echo cassa deux câbles, coupa le troisième, et pensa périr à la pointe du Barrachois. Le silence de la mort régnait à bord !... Il n'était interrompu que par que quelques coups de canon de détresse des batimens en danger ; et les feux qu'on voyait à la plage, indiquaient à n'en pas douter, qu'on s'occupait à sauver les malheureuses victimes, que les flots allaient engloutir !... !... ! La divine providence veillait sur la Mayenne ! Son câble ne rompit qu'à deux heures et demie du matin. À cet époque, les vens étaient passés au nord ouest et permettaient de prendre le large. Elle fit route pour Maurice, où elle a fait ses réparations. Neuf navires avaient été jettés à la côte, plusieurs autres et particulièrement la frégate l'Armide avait courru le plus grand danger. » [7] 

 

Suite à ce double sauvetage, GUYET est promu lieutenant de vaisseau le 22 mai 1825 [8] et il demande la Légion d’honneur en récompense : « J’ose donc attendre, qu'elle me méritera, ainsi que ma conduite antécédente, vos bonnes grâces, et si par elles j'obtiens la récompense qui décore ceux qui ont bien mérité du roi et de la patrie, la décoration de la Légion d'honneur, je me croirai infiniment récompensé des services que j'ai pu rendre. » [9]. La récompense tant attendue ne lui sera remise que le 1er mars 1831 [10].

GUYET est par la suite promu capitaine de corvette le 20 novembre 1834 [11], puis chef d’état major de l'escadre d'Afrique le 15 juillet 1837 [12].

 

LE RETOUR DES CENDRES DE NAPOLEON Ier (1840)

 

GUYET prend le commandement de la corvette La FAVORITE en décembre 1839 [13]

Aux commandes de ce navire, il participe du 7 juillet au 2 décembre 1840, à la mission du retour des cendres de Napoléon Ier de Sainte-Hélène en France. Il escorte la frégate La BELLE-POULE, elle même commandée par le Prince de JOINVILLE. L'ensemble de la mission avait à sa tête un Commissaire du Roi, Philippe de ROHAN-CHABOT, comte de Jarnac. Charles GUYET était au premier rang des officiels avec les maréchaux BERTRAND, GOURGAUD, Las CASES et MARCHAND [14].

A son retour, Charles Jean Baptiste GUYET remet à son beau-frère Jean-Pierre AUGER, notaire à Champagné-les-Marais, des « Souvenirs de Sainte-Hélène composés d'un peu de terre du tombeau de l'empereur Napoléon, d'un morceau de pierre de la couche de maçonnerie qui recouvrait le caveau, d'un morceau de ciment romain et enfin d'un morceau du cercueil d'acajou qui a été partagé entre tous les équipages du bâtiment de guerre qui était sur rade au moment de l'exhumation » [15].

 

LA MATURITE

 

Le 20 octobre 1842, lors de la succession de son oncle Pierre Louis GUYET, Charles Jean Baptiste GUYET hérite des Roches-Baritaud à Saint-Germain-de-Prinçay et de la métairie de Maison-Neuve au dit lieu des Roches [16].

Il est promu officier de la Légion d’honneur le 26 avril 1845 [17]. La demande, huit ans plus tard, du vice-amiral DUPETIT-THOUARS, vice Président du Conseil, de lui attribuée la croix de commandeur de la Légion d'honneur n’aboutira pas [18].

Le 19 mai 1846, GUYET, commandant du TRITON, demande un congé sous prétexte de régler des affaires de famille et d’intérêt. Cette demande cache en fait des problèmes logistiques à bord mais n’en est pas moins révélateur de la forte personnalité du marin [19].

GUYET est finalement nommé capitaine de vaisseau le 21 décembre 1846 [20]. Dès octobre 1848, des ennuis de santé le poussent à demander son remplacement dans le commandement du vaisseau l’INFLEXIBLE : « Un rhumatisme me tient toute la jambe gauche et me lanse des douleurs incessantes… La plus part de mes nuits sont sans sommeil… J'ai besoin de repos, de boire et de régime » [21]. Sa santé devient dès lors une préoccupation constante [22] qui va accélérer sa mise à la retraite.

GUYET remplit pourtant encore les fonctions de Major de la Marine en avril 1849 [23]. Puis il participe au projet de code de justice maritime en 1850 [24].

Le 11 juillet 1854, humilié d’apprendre que son navire Le DONAWERTH armé en guerre au port de Lorient doit armer en transport pour la Baltique, GUYET demande a être remis de son commandement et a être admis à la retraite [25]. Il retire se demande trois jours plus tard [26], mais ses problèmes de santé s’aggravent. Fabre, le chirurgien de bord, décrit « une tumeur sanguine située à la partie arrière et moyenne de la jambe gauche » qui « a été suivie de gangrène » et qui a laissé à GUYET « une claudication marquée ». Il explique encore que « Mr Guyet est en autre atteint d'un catarrhe vésical chronique compliqué de rétrécissement du canal de l'urètre qui exige l'emploi fréquent du cathéter, et plusieurs fois j'ai été obligé d'appeller à mon aide Mr le second chirurgien en chef Duval pour mettre fin momentanément aux souffrances du Commandant Guyet » [27]. GUYET est hospitalisé ; il ne pourra pas accomplir le dernier voyage que lui ordonne le ministre de la Marine [28]. Il est admis à la retraite le 25 juillet 1854 [29].

 

Notice rédigée par Emmanuelle Roy à partir des recherches et notes de Daniel Priouzeau

 

AFFECTATIONS ET SERVICES [30]

 

Affectation

Période

Voyage / campagne

Détails

Grade

Le TOURVILLE (navire-école)

13 sept. 1811 - 19 fév. 1815

rade de Brest

 

Elève, puis Aspirant de 1ère classe, le 10 fév. 1815

Port de Rochefort

19 fév. 1815

en congé

 

 

Port de Rochefort

5 mai 1815

en congé

 

 

La SALAMANDRE (flûte)

12 mai 1816 - 21 fév. 1817,

Terre-Neuve et Guadeloupe

 

 

La NORMANDIE (flûte)

21fév. 1817 - 22 janv. 1818

campagne des Antilles

 

 

Port de Lorient

22 janv. 1818 - 1er fév. 1818

à terre

 

 

Port de Rochefort

1er fév. 1818 - 12 oct. 1818

à terre et congé

 

 

La DURANCE (gabarre)

12 oct. 1818 - 12 mai 1820

en station à Bourbon

 

 

Le RHONE (flûte)

12 mai 1820 - 1er nov. 1820

traversée Bourbon à Lorient

 

 

Port de Rochefort

1er nov. 1820 - 1er mars 1821

à terre et en congé

 

 

Port de Rochefort

1er mars 1821 - 18 mai 1821

à terre et en congé

 

Enseigne de vaisseau, le 1er mars 1821

Port de BAYONNE

18 mai 1821 - 3 juin 1821

à terre

 

 

La MAYENNE (gabarre)

9 juin 1821 - 22 mai 1825

campagne de Bourbon

 

 

La MAYENNE (gabarre)

22 mai 1825 - 6 juill. 1825

campagne de Bourbon

 

Lieutenant de vaisseau, le 22 mai 1825

Le COURRIER du GOLFE

6 juill. 1825 - 14 nov. 1825

passager pour retour en France

Suite à la mort de son père, Charles Jean Baptiste GUYET en poste à Saint-Denis (Ile Bourbon) est autorisé à embarquer, le 5 juillet 1825, sur le navire Le COURRIER DU GOLFE à destination de Nantes [31]

 

Port de Rochefort

14 nov. 1825 - 22 août 1825

à terre

 

 

La GARONNE (gabarre)

22 août 1825 - 1er août 1827

Bourbon Cayenne Martinique

 

 

Port de Rochefort

18 août 1827 - 1er nov. 1827

à terre

Le 14 août 1827, Charles Jean Baptiste GUYET vient de faire le désarmement de la gabarre La GARONNE, où, pendant un an, il a fait le transport des troupes de Cadix à Rochefort comme officier chargé du détail. Il sollicite le commandement du brick La BADINE ou de La CAPRICIEUSE qui seront être mis à l'eau prochainement [32].

 

Port de Toulon

1er nov. 1827 - 21 nov. 1827

à terre

Le 27 septembre 1827, lors de la guerre d’Alger (1827-1830), Charles Jean Baptiste GUYET se propose pour aller combattre [33].

 

La FLEUR DE LYS (devenue La RESOLUE)

21 nov. 1827 - 6 juin 1831

Méditerranée

Il embarque à Toulon sur la frégate La FLEUR DE LYS le 21 novembre. A bord, il remplit successivement « les fonctions d'officier de manœuvre, de commandant de la batterie et de lieutenant en pied » [34].

Le 24 décembre 1827, sous le commandement du capitaine de vaisseau LALANDE, La FLEUR DE LYS appareille de Toulon pour une croisière devant Alger, deux mois après elle se rend dans le Levant où elle séjourne jusqu'à l'année 1831, ramenée à Toulon par le capitaine de frégate HAMELIN qui en a pris le commandement le 25 avril [35]

Le 27 avril 1831, le capitaine de vaisseau LALANDE, commandant la frégate La RESOLUE (ex FLEUR DE LYS), signale que : « A son arrivée à Toulon, M. Guyet aura completté deux ans de second à bord de la Résolue, et sera apte à être promu au grade de capitaine de corvette » [36].

 

Port de Toulon

6 juin 1831 - 29 juin 1831

à terre

 

 

Port de Brest

29 juin 1831 - 20 sept. 1831

à terre

 

 

La PHILOMENE (goélette)

20 sept. 1831 - 6 sept. 1834

station à Cayenne

Le 31 octobre 1831, GUYET quitte Brest pour Cayenne à bord de La PHILOMENE. Il arrive à Cayenne en décembre [37]. Au cours de ces trois ans de commandement de La PHILOMENE, il ne recevra que des éloges de ses supérieurs [38].

 

Port de Rochefort

6 sept. 1834 - 20 nov. 1834

à terre

 

 

Port de Rochefort

20 nov. 1834 - 1er avril 1837

à terre

Le 30 avril 1836, s’étant vu refusé le commandement du brick L’ALACRITY, Charles Jean Baptiste GUYET sollicite le commandement du brick Le PALINURE, qui doit revenir prochainement des Antilles. Son cousin GUYET-DESFONTAINES, député de la Vendée, appuie sa demande [39].

Capitaine de corvette de 2e classe, le 20 nov. 1834

Port de Nantes

1er avril 1837 - 1er juin 1837

à terre

 

 

Port de Toulon

1er juin 1837 - 24 juill. 1837

à terre

 

 

L'IENA (vaisseau)

24 juill. 1837 - 29 nov. 1838

Levant et Méditerranée

 

 

L'HERCULE (vaisseau)

29 nov. 1838 - 8 mai 1839

Méditerranée

Mouvement du bâtiment du 11 déc. 1838 au 8 mai 1839 : Du 12 déc. 1838 à mars 1839 en rade de Smyrne (Turquie) ; 6 avril 1839 mouillage à Smyrne ; 8 mai 1839 GUYET quitte le vaisseau pour mettre son pavillon à bord du IENA [40]

 

L'IENA (vaisseau)

8 mai 1839 - 4 nov. 1839

Méditerranée

 

 

La MARNE (corvette)

4 nov. 1839 - 12 déc. 1839

Méditerranée

 

 

La FAVORITE (corvette)

12 déc. 1839 - 21 déc. 1840

Méditerranée et rapatriement des cendres de Napoléon Ier

Mouvement du bâtiment du 8 fév. au 2 déc. 1840 : 8 fév. rade de Toulon ; du 3 au 5 mars barre de Saint-Louis (Sénégal) ; du 6 au 28 mars rade de Gorée (Sénégal) ; du 1er au 7 juill. rade de Toulon ; du 16 au 21 juill. rade de Cadix (Espagne) ; du 24 au 26 juill. rade de Funchal (Madère) ; du 27 juill. au 2 août rade de Santa-Cruz (Ténérife) ; du 28 août au 14 sept. rade de Bahia (Brésil) ; du 8 au 18 oct. rade de Jamestown (Sainte-Hélène), le 15 du mois exhumation des cendres de Napoléon Ier ; 11 nov. passage du tropique du Cancer ; 2 déc. rade de Cherbourg.

Traitement de table du Commandant pour 1840 : le 12 juin acompte 2000 F. ; le 6 juill. 1000 F. Total des sommes à payer 7144,50 F. versées à la caisse du receveur général à Cherbourg en janv. 1841 [41]

 

La FAVORITE (corvette)

21 déc. 1840 - 8 janv. 1841

Méditerranée

 

Capitaine de vaisseau, le 21 déc. 1840

Paris

8 janv. 1841 - 1er mars 1841

en mission Ministère

 

 

Port de Rochefort

1er mars 1841 - 1er fév. 1843

à terre

 

 

Port de Toulon

1er fév. 1843 - 24 fév. 1843

à terre

 

 

L'HERCULE (vaisseau)

24 fév. 1843 - 27 janv. 1844

Méditerranée

Armé le 1er mai (?), en disponibilité de rade le 1er janv. 1843, désarmé le 1er déc. 1844, en commission de rade le dit jour [42]

 

L'AGATHE (corvette)

27 janv. 1844 - 1er mars 1844

Méditerranée

 

 

L'ISERE (corvette de charge)

1er mars 1844 - 18 mars 1845

voyage aux colonies

le 19 février 1844, Charles Jean Baptiste GUYET est nommé commandant de l'ISÈRE [43].

Mouvement du bâtiment du 26 avril au 12 déc. 1844 : 26 avril Toulon ; 5 mai Almeria (Espagne) ; 9 mai Malaga (Espagne) ; 10 mai Marbella (Espagne) ; 11 et 12 mai détroit de Gibraltar ; du 19 au 23 mai mouillage à Sainte-Croix (Ténérife) ; 29 mai îles du Cap Vert en vue ; 15 mai le navire fait route pour Batavia (Indes néerlandaises) ; 9 juin passage de l'équateur ; 25 juin Cap Frio (Brésil) en vue ; du 26 juin au 11 juill. en rade de Rio de Janeiro (Brésil) ; du 31 août au 18 oct. mouillage à Saint-Denis (Ile Bourbon) ; 23 oct. Madagascar en vue ; du 23 au 27 nov. mouillage à Sainte-Hélène ; 6 déc. île de l'Ascension en vue [44]

 

Le SOUVERAIN (vaisseau)

18 mars 1845 - 8 sept. 1845

Méditerranée

Le 20 août 1845, Charles Jean Baptiste GUYET, commandant du SOUVERAIN, est désigné pour faire l'inspection des quartiers du 4e arrondissement [45].

 

Port de Rochefort

8 sept. 1845 - 2 déc. 1845

à terre

 

 

Paris

6 déc. 1845 - 14 mars 1846

employé au Ministère

 

 

Port de Toulon

14 mars 1846 - 1er avril 1846

à terre

 

 

Le TRITON (vaisseau)

1er avril 1846 - 24 mai 1846

Méditerranée

 

 

La MINERVE (frégate)

24 mai 1846 - 15 juill. 1846

Méditerranée

Station du Levant [46]

 

Port de Toulon

15 juill. 1846 - 1er août 1846

à terre

 

 

Port de Rochefort

1er août 1846 - 1er avril 1847

à terre

 

 

Paris

1er avril 1847 - 27 nov. 1847

en route et à terre

 

 

Port de Marseille

27 nov. 1847 - 4 déc. 1847

en route et à terre

 

 

L'INFLEXIBLE (vaisseau)

4 déc. 1847 - 1er nov. 1848

Méditerranée

À la demande du contre-amiral HERNOUX, commandant de la station du Levant, Charles Jean Baptiste GUYET prend possession du commandement du vaisseau L'INFLEXIBLE le 16 décembre 1847. Il a quitté Marseille le 4 décembre sur le paquebot poste L'ALEXANDRE [47].

Mouvement du bâtiment du 4 déc. 1847 au 1er juin 1848 : du 4 déc. 1847 à mars 1848 en rade du Pirée (Grèce), le 16 déc. prise de commandement de Guyet ; 29 mars route au NO ; 2 avril mouillage à Toulon ; 7 avril débarquement à Toulon ; 19 avril mouillage à La Spezia (Italie) ; 29 avril mouillage à Livourne (Italie) ; 5 mai en vue des îles de Pianosa et de Montecristo (Italie) ; Route pour gagner le mouillage de Castellamare di Stabia ; du 9 au 22 mai mouillage à Castellamare di Stabia ; 31 mai mouillage à Castellamare di Stabia ; du 1er au 21 juin mouillage à Naples [48]

 

Port de Rochefort

1er nov. 1848 - 1er mars 1850

en route et à terre

Le 28 juin 1849, Charles Jean Baptiste GUYET demande le commandement de la frégate HELIOPOLIS [49].

 

Paris

1er mars 1850 - 5 oct. 1850

employé Ministère

 

 

L'ISLY (frégate à vapeur)

5 oct. 1850 - 3 juin 1852

Océan et Méditerranée

Le 4 juin 1850, GUYET est nommé commandant de la frégate à vapeur L’ISLY [50].

Mouvement du bâtiment du 20 fév. au 23 avril 1852, mission de Rochefort à Oran : du 20 fév. au 14 mars île d’Aix ; début avril Blaye, le 8 avril départ de la Gironde ; 20 avril l'Isly quitte Mers el-Kebir (Algérie) pour rejoindre directement Toulon ; 23 avril Toulon [51]

 

Paris et Port de Lorient

3 juin 1852 - 27 mars 1854

en résidence fixe et à terre

1854, 13 mars - GUYET prend le commandement du vaisseau Le SUFFREN [52]

 

Le DONAWERTH

27 mars 1854 - 20 juill. 1854

port et rade de Lorient

 

 

[1]
L.A.S. de Louis Guyet, cousin de Charles Jean Baptiste Guyet, à l’un de ses oncles, Triaize, 4 déc. 1824. Il lui annonce la mort de Charles Jacques Guyet, décédé « d'un coup de sang » le 1er déc. 1824, et lui demande de prévenir Charles Jean Baptiste Guyet [SHD Marine = Service historique de la Défense, département de la Marine, Vincennes]  
[2]
L.A.S. d’Armand Guyet au ministre de la Marine, [entre 1821 et 1824] Alors que son frère, Charles Jean Baptiste GUYET, est à l’île Bourbon sur la gabarre la Mayenne depuis près de 4 ans, il sollicite son rappel en France auprès du ministre de la Marine : « La perte de notre mère, laissant des enfans mineurs, exige beaucoup d’arrangemens entre nous, qui ne peuvent se faire qu’en présence de notre frère aîné. » [SHD Marine]  
[3]
Arbre généalogique de la famille Guyet : http://famillesvendeennes.fr/guyet.html [consulté le 10-02-2013]  
[4]
FRANÇOIS, Emmanuel. Les Châtelains de Linières à Saint-André-Goule-d'Oie et à Chauché (Vendée). http://www.linieres-saint-andre.com/2010/12/le-mystere-joseph-guyet.html#!/2010/12/le-mystere-joseph-guyet.html [consulté le 10-02-2013]  
[5]
Copie conforme, par Pierre Guillon, maire de Champagné-les-Marais, de 3 lettres concernant l’admission de Charles Jean Baptiste Guyet à l’école militaire : 2 lettres du ministre de la Marine au capitaine de vaisseau Faure, commandant l’Ecole spéciale de Marine de Brest, 15 juin 1811 ; la réponse de Faure, 13 sept. 1811 [Arch. municipales de Champagné-les-Marais].  
[6]
Dossier de Charles Jean Baptiste Guyet [SHD Marine]  
[7]
L.A.S. de Charles Jean Baptiste Guyet au Contre amiral Halgan, directeur du personnel de la Marine, Nantes, 12 nov. 1825 [SHD Marine]  
[8]
Dossier de Charles Jean Baptiste Guyet [SHD Marine]  
[9]
L.A.S. de Charles Jean Baptiste Guyet au Contre amiral Halgan, directeur du personnel de la Marine, Nantes, 12 nov. 1825 [SHD Marine]  
[10]
Arch. nationales, LH/1251/56 http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=N... [consulté le 27-02-2013]  
[11]
Dossier de Charles Jean Baptiste Guyet [SHD Marine]  
[12]
Lettre au préfet maritime de Rochefort, 15 juillet 1837 [SHD Marine]  
[13]
Rapport au Roi, 9 déc. 1839 [SHD Marine]  
[14]
Las Cases, Emmanuel de. Journal écrit à bord de la frégate La Belle-Poule. Paris : Delloye, 1841. 321 p. (Voir notamment le procès-verbal de l’exhumation et de la translation des cendres de Napoléon, p. 276-284)  
[15]
Copie par Alain Auger, arrière arrière-petit-fils du destinataire, du certificat d’authenticité de Charles Jean Baptiste Guyet remis à Jean-Pierre Auger, notaire à Champagné-les-Marais, et accompagnant les « souvenirs de Sainte-Hélène ». Champagné-les-Marais, 14 avril 1841.  
[16]
Maillaud, Jean. Notes généalogiques. Tome 12. 1991. p. 218  
[17]
Arch. nationales, LH/1251/56 http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=N... [consulté le 27-02-2013]  
[18]
SHD Marine  
[19]
Lettre du contre-amiral Turpin, commandant en chef de la station du Levant à Marmaris, au ministre de la Marine, Marmaris (Turquie), 20 mai 1846 [SHD Marine] Il envoie au ministre copie d’une lettre de Charles Jean Baptiste Guyet, commandant du TRITON, qui demande à permuter avec le capitaine de vaisseau Rosamel et à prendre le commandement de la MINERVE qui retourne à Toulon (19 mai 1846). En contradiction avec les ordres reçus du ministre, il lui annonce avoir accepté la demande de mutation de Guyet. - Lettre de Guyet au ministre de la Marine, Toulon, 21 juin 1846 [SHD Marine] De retour en France, il explique au ministre les raisons de sa demande de mutation. La venue à bord du Triton du Contre-amiral Turpin avec sept personnes attachées à son état-major, pose un problème de place d’autant plus grave pour Guyet qu’il a prêté ses malles : « il m'était donc devenu tout à fait impossible de ranger mes objets de ménage à bord, je n'avais plus ni malles ni coffres pour les renvoyer par la frégate, il fallait ou les perdre ou prendre le parti auquel je me suis arrêté, de la rancune avec moi en embarquant sur la MINERVE » (transcription D. Priouzeau)  
[20]
Dossier de Charles Jean Baptiste Guyet [SHD Marine]  
[21]
L.A.S. de Charles Jean Baptiste Guyet à Mr le Vice-Amiral, préfet maritime de Toulon, Toulon, 21 oct. 1848 [SHD Marine]  
[22]
Lettre de l’amiral préfet maritime au ministre de la Marine, Rochefort, 5 fév. 1850 [SHD Marine]  
[23]
Dossier de Charles Jean Baptiste Guyet citant Thibault, major général de la marine à Rochefort [SHD Marine]  
[24]
Code de la justice maritime : projet présenté au ministre de la Marine et des Colonies par la commission instituée par décision ministérielle du 25 février 1850. Rapport de la commission pour exposer les motifs du projet. Paris : Imprimerie nationale, 1851. VIII-410 p.  
[25]
Lettre de Charles Jean Baptiste Guyet, Lorient, 11 juill. 1854 [SHD Marine] Transcription de D. Priouzeau : « 1854. Le 11 juillet. Lorient. A bord du DONAWERTH. Amiral, Lorsque j'ai été nommé au commandement du vaisseau Le DONAWERTH, j'avais l'espoir de le conduire au feu, mes longs services, le rang que j'occupe sur la liste de la Marine devaient légitimer cette espérance. Aujourd'hui, après un pénible armement, le vaisseau reçoit l'ordre de débarquer la batterie basse et d'armer en transport pour la Baltique, je pense, Amiral que lorsque les jeunes capitaines de vaisseau, les derniers promus, commandent des batiments armés en guerre, je dois à ma dignité, à mes longs services, à mes quatorze années de grade, de vous prier de vouloir bien faire agréer au Ministre la demande de me remettre de mon commandement et en même temps celle de ma retraite, puisque le déclin de ma vie militaire, lorsque la limite d'âge de la retraite me laissait encore plus de deux ? douze ? ans, je n'ai pu quelque lauriers ; je vous supplie d'obtenir de son Excellence, le Ministre de la Marine, d'avancer le terme de ma rentrée dans la vie civile, j'en ai besoin pour ma santé, fréquemment dérangé depuis quelques années comme vous avez pu en juger par vous-même ».  
[26]
Lettre de Charles Jean Baptiste Guyet au ministre de la Marine, 14 juill. 1854 [SHD Marine] Transcription de D. Priouzeau : « Ma susceptibilité a été je le confesse très grande, j'aurai du penser effectivement que je devais faire abstraction de ma dignité personnelle sous le coup d'un service commandé dans les circonstances exceptionnelles. Je prends donc de vous prier d'excuser un moment de vivacité inspiré par mon ancienneté de grade et mes longs services. Je vous prie aussi de reprendre ma demande de retraite comme non avenue. Je suis avec mes profonds regrets, de votre Excellence, le très humble et très obeissant serviteur. GUYET capitaine de vaisseau. »  
[27]
Certificat médical de Fabre (?), chirurgien de 1ère classe, chirurgien major du DONAWERTH. Lorient, 18 juillet 1854 [SHD Marine]  
[28]
Lettre du Contre Amiral G. Guillois, directeur du cabinet du ministre de la Marine, au Préfet maritime à Lorient, au sujet de la mission de Guyet, Paris, 19 juill. 1854 [SHD Marine] Télégramme du Préfet maritime de Lorient au ministre de la Marine concernant la santé de Guyet, 19 juill. 1854 [SHD Marine]  
[29]
Dossier de Charles Jean Baptiste Guyet [SHD Marine]  
[30]
Etat de service reconstitué par D. Priouzeau  
[31]
SHD Marine  
[32]
L.A.S. de Charles Jean Baptiste Guyet, Rochefort, 14 août 1827 [SHD Marine]  
[33]
Lettre de Charles Jean Baptiste Guyet, Rochefort, 27 sept. 1827 [SHD Marine]  
[34]
Dossier de Charles Jean Baptiste Guyet citant Lalande, capitaine de vaisseau, commandant La Fleur de Lys, 3 septembre 1830 [SHD Marine]  
[35]
Arch. marine Toulon  
[36]
Dossier de Charles Jean Baptiste Guyet citant Lalande, capitaine de vaisseau, commandant la frégate la Résolue, 27 avril 1831 [SHD Marine]  
[37]
Dossier de Charles Jean Baptiste Guyet citant le gouverneur de Cayenne, 2 mars 1832 [SHD Marine]  
[38]
Dossier de Charles Jean Baptiste Guyet citant notamment une lettre du ministre de la Marine à Guyet, 6 septembre 1834 : « Monsieur, Au moment où vous quittez le commandement de La PHILOMENE, il m’est agréable de n’avoir que des éloges à vous donner pour la manière dont vous l’avez exercé » [SHD Marine]  
[39]
Note relative à la demande de commandement de Guyet, remise par Marcellin-Benjamin Guyet-Desfontaines, le 30 avril 1836 [SHD Marine]  
[40]
Carnet de bord de L’Hercule (Arch. Marine Toulon)  
[41]
Contrôle et compte courant de la solde de l'état major (Arch. Marine Toulon 1 C 2331)  
[42]
Carnet de bord de L’Hercule (Arch. Marine Toulon)  
[43]
Dépêche télégraphique, 19 fév. 1844 [SHD Marine]  
[44]
Carnet de bord de L’Isère (Arch. Marine Toulon 2 C 187-189)  
[45]
Lettre du Préfet maritime au ministre de la Marine, Toulon, 28 août 1845 [SHD Marine]  
[46]
Arch. marine Toulon  
[47]
Rapport au Roi, 22 nov. 1847 [SHD Marine] Journal de bord de L’INFLEXIBLE, 16 déc. 1847 [Arch. Marine Toulon, 2 C 243]  
[48]
Carnet de bord de L’Inflexible (Arch. Marine Toulon 2 C 243)  
[49]
Lettre de GUYET au ministre de la Marine, Rochefort, 28 juin 1849 [SHD Marine]  
[50]
SHD Marine  
[51]
Rapport des médecins 1851-1855 (Arch. Marine Toulon) : rapport du chirurgien de 1ère classe Auguste SAILLAN, fait le 23 avril 1852 sur la mission de l’Isly de Rochefort jusqu’à Oran  
[52]
Lettre de Charles Jean Baptiste Guyet, Paris, 13 mars 1854 [SHD Marine]  

Vie civile

Vie militaire

Service

Date de début : 04 juin 1811

Date de fin : 25 juillet 1854

Armes et services des armées

  • Marine nationale

    Date de début : 04 juin 1811

    Date de fin : 20 août 1854

Dernier grade

Capitaine de vaisseau

nommé le 20 décembre 1840

Conflits et campagnes

Faits d'armes

Les 23 et 25 1824, par deux fois, il sauve le brick Mayenne du naufrage lors d’un cyclone à l’île Bourbon [1]

[1]
L.A.S. de Charles Jean Baptiste Guyet au Contre amiral Halgan, directeur du personnel de la Marine, Nantes, 12 nov. 1825 [SHD Marine]  

Carrière ecclésiastique

Vie politique

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Ordres de chevalerie

  • Chevalier de la Légion d'honneur

    Date de réception : 01 mars 1831

    [1]

  • Officier de la Légion d'honneur

    Date de réception : 26 avril 1845

    [2]

[1]
Arch. nationales, LH/1251/56 http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=N... [consulté le 27-02-2013]  
[2]
Arch. nationales, LH/1251/56 http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=N... [consulté le 27-02-2013]  

Relations

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