Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Gogeon, Ferdinand Auguste

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Données identitaires

Identité

homme

Portraits
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Le Révérend père Célestin est sans doute en habit militaire sur la première photographie, mais bien en bure de capucin sur celle de sa carte de la Bibliothèque nationale.

 

Autres Noms

  • Célestin de Mouilleron, nom en religion

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 13 octobre 1885

à Mouilleron-le-Captif (Vendée, France)

Filiations
  • Gogeon, Célestin, degré : Père

  • Bobet, Louise, degré : Mère

Décès

le 01 septembre 1947

à Toulouse (Haute-Garonne, France)

Qualité(s) ou fonction(s) principale(s)

Qualité principale :

Ecclésiastique

Autres Illustrations

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lettre_sur_ecorce_de_bouleau_2e_page_2.png

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On appréciera l'ingéniosité sinon la facétie du missionnaire qui utilise de l'écorce de bouleau pour sa correspondance adressée depuis le fin fond des forêts canadiennes (collection particulière).

La fiche matricule militaire le déclare insoumis en 1909 puis amnisité en 1914, partant à Burgos à la démobilisation en 1919, avant de rentrer bientôt en France : c'est un parcours classique de religieux contraint à l'exil par l'expulsion de sa congrégation, dont les couvents ne peuvent retrouver la France qu'à la faveur de la tolérance instituée par la chambre bleu horizon, au lendemain de la guerre.

Notice nécrologique.

Notice biographique

Notice biographique

Ferdinand Gogeon, frère Célestin de Mouilleron en religion. Capucin, docteur en théologie, professeur d’écriture sainte, vicaire de son couvent. 

 

Né le 13 octobre 1885 à Mouilleron-le-Captif, Ferdinand Gogeon avait une sœur jumelle, Marie Louise Célestine. Il apparait aux recensements de population en 1886 à Mouilleron (il a 1 an) et  en 1891 à La Roche-sur-Yon (il a 5 ans) sous son premier prénom, Auguste. Alors que sa famille s’est installée à La Roche-sur-Yon, il n’apparaît pas dans les recensements suivants de sa famille sur les listes de cette ville, en 1906 et 1911, contrairement à sa sœur Célestine.

 

Sa carrière militaire commence mal. Le registre matricule militaire (bureau de la Roche-sur-Yon, classe 1905, matricule n° 554, vue 89/772) le déclare d’abord congréganiste demeurant à Hintonburg en Ontario (Canada). Le 3 novembre 1908, il manque à l’appel sous les drapeaux. Le 4 mai 1909, il est déclaré insoumis. Toutefois, le 13 août 1914, il se présente volontairement à la mobilisation générale, où l’on note que c’est le douzième jour qu’elle est proclamée. On a besoin d’hommes. Il est donc reçu sans réserve, amnistié en vertu de la loi du 5 août précédent, et affecté à une section d’infirmiers militaires, comme de nombreux religieux mobilisés. Il rejoint néanmoins la troupe combattante dans un régiment d’infanterie, en janvier 1917, où il conserve le grade de caporal qu’il avait acquis en 1915. Affecté à l’Armée d’Orient en septembre 1918, il est démobilisé le 5 mai 1919 et déclare se retirer à Burgos, en Espagne.

 

L’Armée suit ses déménagements successifs qui prouvent, qu’en fait, il ne semble plus quitter la France : il est domicilié à Toulouse, dès juin 1919, puis à Montpellier en janvier 1923, à Fontenay-le-Comte en août 1925, enfin à Paris en mai 1933, avant d’être libéré de toute obligation militaire en 1934.

 

Des documents familiaux et surtout la notice nécrologique publiée par les capucins, permettent de compléter son parcours. Une lettre adressée à sa sœur, le 5 septembre 1932, est postée de Meach Lake. Il est donc retourné au Canada, et dans quelles conditions ! « Je me trouve en pleine forêt, écrit-il, là où j’ai vu un ours l’année dernière. Il est donc naturel que j’emprunte à la forêt de quoi t’écrire. C’est de l’écorce de bouleau. Il y a du bouleau en France aussi, mais je ne crois pas qu’il soit de la même espèce que le bouleau canadien et qu’on puisse y écrire dessus. » En 1943, sa carte de lecteur à la Bibliothèque nationale, conservée aussi par sa famille, signale qu’il réside à Paris.

 

Sa notice nécrologique rappelle qu’il a été repéré par le père capucin Ladislas, « apôtre du Poitou et de la Vendée », dès ses dix ans, en septembre 1895. Il réussit à convaincre sa famille à le confier à une école « séraphique » de sa congrégation, à Millau (Aveyron). C’est pourquoi on ne le retrouve déjà plus au recensement quinquennal de population en Vendée, fait en 1906. Admis au noviciat de Carcassonne en août 1900, il y prit le nom de Célestin (celui de son père). N’ayant pas les 15 ans révolus exigés par les règlements ecclésiastiques, son postulat fut prolongé jusqu’au 1er novembre 1900, jour de sa prise d’habit. Le gouvernement, avant même la loi de 1905, dite de séparation des Eglises et de l’Etat, avait entrepris de réduire considérablement le nombre des congrégations en en interdisant beaucoup. Leurs membres furent contraints de choisir entre le retour à la vie civile ou l’exil. C’est ainsi que, dans les derniers jours d’avril 1903, le noviciat de Carcassonne se replia en Espagne, à San Pedro de Cardena, ancien monastère bénédictin situé à 10 km de Burgos, mis à la disposition  des exilés par le cardinal Aguirre, archevêque de cette ville. Le frère Célestin s’y rendit donc. Il  partit peu après pour le Canada, où il fit profession solennelle, le 26 janvier 1905, à Ottawa, et où il reçut la prêtrise le 29 août 1909. On l’envoya alors au collège international de Rome pour y faire des études supérieures. Il y resta 3 ans et revint docteur en théologie.

En 1914, le père Célestin fut mobilisé comme infirmier, à Bordeaux croit savoir le nécrologue, et il aurait rejoint l’Armée d’Orient parce que ses connaissances linguistiques l’avaient fait repérer comme interprète de grec. Après les hostilités, il fut nommé professeur d’Écriture Sainte au couvent de Burgos (Espagne), mais les capucins français purent très bientôt rentrer à Carcassonne. En 1921, à la suite de divergences de méthode, dans lesquelles se manifesta son volontarisme naturel, le nouveau professeur se désistait de sa chaire…

 

Dès lors, commença pour lui une vie assez riche en déplacements. Tour à tour, il est fixé à Montpellier (1922), à Fontenay-le-Comte (1925), puis il repart pour le Canada, en revient pour Paris, où il participe à la revue des Etudes franciscaines, et enfin, aux premiers mois de 1940, il gagne le couvent de Toulouse qu’il ne quittera plus. Les dernières années du père Célestin furent surtout absorbées par l’étude des Écritures Saintes. Il a publié des Poèmes hébreux anciens (traduits et annotés par  le R.P. Célestin de Mouilleron, 310 p.). Il fut nommé vicaire du couvent de Toulouse où il s’éteignit le 1er septembre 1947 dans sa 62e année, dont 47 de vie religieuse.

Vie civile

Vie militaire

Service

Date de début : 13 août 1914

Date de fin : 05 mai 1919

Déclaré insoumis le 4 mai 1909 pour n'avoir pas répondu à la conscription, est arrivé de lui-même à la mobilisation d'août 1914 et a été amnistié en vertu de la loi du 5 août.

Classe : 1905

N° matricule : La Roche-sur-Yon, n°554

Armes et services des armées

  • Santé

    Date de début : 13 août 1914

    Date de fin : 30 janvier 1917

    Caporal dans deux sections successives d'infirmiers

  • Infanterie

    Date de début : 31 janvier 1917

    Date de fin : 05 mai 1919

    Caporal, tout le long de la guerre, parti à l'Armée d'Orient le 9 janvier 1918, où il a servi d'interprête en raison de sa connaissance du grec (ancien).

Dernier grade

Caporal

nommé le 1915

Conflits et campagnes

Conflits
  • 1914-1918 : Première Guerre mondiale

Carrière ecclésiastique

Clergé catholique régulier

Nom de l'ordre : Frères mineurs Capucins

Type de vie religieuse : apostolique

Date de profession : 26 septembre 1905

Date d'ordination : 29 août 1909

D'abord à l'école séraphique de Millau (Aveyron) dès l'âge de 10 ans, il rejoint en 1900 le noviciat de Carcassonne, bientôt replié à Burgos (Espagne) en 1903, et peu après Ottawa (Canada), où il fit profession solennelle le 26 janvier 1905.

Ministère

  • Missionnaire (fonction non précisée)

    Date de début : 1904

    Lieu : (Canada)

    Il fait vraisemblablement deux séjours comme missionnaire au Canada : l'un en début de carrière dans les années 1900 - il y réside en 1905 lors de sa conscription et y fait profession -, puis dans les années 1930, puisqu'il écrit en 1932 à sa soeur une lettre sur de l'écorce de bouleau, du fond de la forêt (voir illustration).

  • Enseignant ou éducateur

    Date de début : 1919

    Date de fin : 1921

    Lieu : Carcassonne (Aude, France)

    Il commence à enseigner à Burgos (Espagne), où le couvent était encore replié depuis 1903, avant de revenir en France dès l'année 1919.

  • Supérieur d'une maison religieuse ou collaborateur

    Date de début : juillet 1946

    Date de fin : 01 septembre 1947

    Lieu : Toulouse (Haute-Garonne, France)

Missionnaire

  • Activité de Missionnaire d'Outre-Mer

Vie politique

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Relations

Références


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