Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

Espace contributeur

Identifiez vous - Pour en savoir plus

Gérard, Simon François

imprimer la notice complète

Notice rédigée par : J. Artarit, J. Rivière

Fait partie de : Dictionnaire du clergé vendéen, XIVe-milieu XXe siècle

Données identitaires

Identité

homme

Autres Noms

  • Thrasybule, pseudonyme

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 23 septembre 1747

à Luçon (Vendée, France)

Filiations
  • Simon, degré : Père, profession : Métier du métal et de la terre

    Exerce le métier de : maître orfèvre ; Porte le titre : Sieur des Sourdy

  • Servant, Marie Henriette, degré : Mère

Décès

le 25 avril 1813

à Montaigu (Vendée, France)

Qualité(s) ou fonction(s) principale(s)

Qualité principale :

Ecclésiastique

Circonstances historiques

Contexte historique
  • 1789-1799
Qualité liée à un contexte historique exceptionnel
  • Prêtre assermenté

Notice biographique

Notice biographique

(° *Luçon, 23-09-1747 + *Montaigu, 25-04-1813).

Fils de Jean Simon Gérard Deusourdy, maître orfèvre (acte de baptême du fils) ou capitaine des gardes côtes de Luçon (son acte de mariage), et de Marie Henriette Servant, mariés à Saint-Etienne-de-Brillouet, le 21 février 1746. Cousin germain de René Esnard, administrateur du département, écrit Mercier du Rocher.

Régent de cinquième au collège royal de Fontenay-le-Comte, en septembre 1768 (signature sur le registre de Saint Jean de Montaigu). Signe (régent au collège) lors du mariage de Pierre Papin, professeur de philosophie au collège de Fontenay et de Marie Hémon, paroisse Saint Nicolas, le 29 août 1769. Enseignant au séminaire, puis vicaire à Luçon de mai 1773 à mai 1779 (voir un acte signé aux côtés de Monseigneur de Mercy, le 7-02-1778) et aumônier de l’hôpital en 1777. Après avoir espéré être nommé à la cure de l’Herbergement, vacante en raison de la mort du curé Caillaud (voir Goupilleau), devient curé de Montournais de juin 1779 à novembre 1783. Prieur-curé de La Ferrière à partir de décembre 1783, succède à Guillaume Butler (prêtre irlandais), décédé le 25-09-1783.

Présent à Poitiers, en mars 1789, fondé de pouvoir de Fétiveau, curé de Thorigny et de Raimbert, curé de La Limouzinière. Procureur de la commune de La Ferrière en 1790. Assermenté. Président de la Société des Amis de la Constitution de la Vendée en mars 1791. Élu curé des Sables-d’Olonne, le 22-05-1791, chante un Te Deum dans l’église Notre Dame des Sables-d’Olonne, le 25 mai, assisté par Michel et Mairand, nouveaux curés constitutionnels de La Mothe-Achard et de Landevieille. Dernière signature sur le registre de La Ferrière : « Gérard, élu curé des Sables », le 16-06-1791. Première signature de Le Gueult, sur le registre de La Ferrière, le 22-06-1791. Gérard prend possession de la cure des Sables-d’Olonne le 18-06-1791, premier acte sur le registre de Notre Dame des Sables-d’Olonne le 19-06-1791. Gérard, le 25-06-1791, président de la Société des Amis de la constitution, demande à la municipalité des Sables de prendre des mesures contre les émigrés. Chante un Te Deum devant le général Dumouriez, le 14 juillet 1791. Électeur du canton des Sables-d’Olonne en août 1792. Administrateur du district. En juin 1793, dénonce les administrateurs du département, mauvais patriotes. Président du district des Sables le 7-10-1793, nommé par le représentant Fayau. Nommé ce même jour membre du Comité révolutionnaire des Sables, avec Rouillé et Biret. Le 18 octobre ce comité fait arrêter plus de cent citoyens et citoyennes. Envoyé à Rochefort par le district, y abdique la prêtrise, près du représentant Lequinio, le 10-11-1793. Renouvelle son abdication, lors de son passage à La Rochelle, puis, à son retour, aux Sables, le 29 brumaire [21-11-1793], déclaration manuscrite et signée sur le registre municipal. Adresse une lettre à la Convention, le 24 brumaire an II [14 novembre 1793], où on lit : « Le moment est venu où le prêtre cafard et méprisable charlatan doit être connu de celui qu‘il trompa si audacieusement » (!). Dit qu’il était le 31 mai « le seul Montagnard des Sables ». Cela « lui a valu, ajoute-t-il, que le représentant Fayau l’a placé à la tête de l’administration des Sables ». Dépatronisé en Thrasybule. Membre du « trio terroriste » des Sables. Maintenu dans ses fonctions par Lequinio, le 20-01-1794, en exception à son arrêté destituant les anciens prêtres de leurs fonctions administratives. Envoyé à Paris par le district des Sables pour demander la levée de l’état de siège, le 27-01-1794. Revient le 17-03-1794.

Le 16-04-1794, Fayau lui envoie une lettre, depuis Paris, évoquant ses contacts avec les membres du Comité de salut public et non l’entrevue entre ceux-ci et les représentants, Fayau, Musset, Maignen, Garos, Lequinio et les envoyés des patriotes vendéens, Vincent Chapelain et Tillier, de Chaillé-les-Marais. La lettre évoque des divergences d’opinion parmi les représentants et Fayau écrit : « Le nom de Gérard n’a pas été oublié ». Suivent quelques menaces ! Destitué, avec Rouillé et Biret, comme « despotes », le 30 germinal an II [19-04-1794] par les représentants Garreau, Hentz et Francastel. S’enfuit et la municipalité, le 23 avril, l’expulse de la maison curiale qu’il occupait avec la veuve Savary. Est arrêté le 25 avril, semble-t-il au pont de la Claye. Emprisonné (voir sa lettre à la municipalité), transféré à Fontenay. Demande le 24 vendémiaire an III, d’être transféré à l’hôpital de Fontenay (Registre de délibérations municipales de Fontenay). Accusé de malversations, est acquitté, le 13-12-1794, et libéré à la demande expresse de Lequinio. La municipalité de Fontenay lui refuse un certificat de civisme, le 14 ventôse an III (4 mars 1795) : « ex-curé des Sables ». Préposé aux transports militaires, à Fontenay-le-Peuple, en 1795-1796. Pensionné. Juge de Paix de La Caillère, en 1797 (ventôse an V), (en floréal an V : secrétaire en chef de l’administration municipale du canton de La Caillère), puis juge de paix de Saint-Fulgent, de 1798 à 1808. Mariage avec Jeanne Marie Aubin, née à *Bazoges-en-Paillers, le 11-10-1771, fille d’un chirurgien patriote, *le 3 ventôse an VI [21-02-1798], à Bazoges-en-Paillers (est dit dans l’acte « juge de paix de Fulgent (sic) »). Mort cafetier à Montaigu, est dit dans l’acte de décès : « cafetier et ex-prêtre, marié à Marianne Aubin ». Pas d’enterrement religieux.

Collinet, 58-61, 64. Renaud de la Faverie. AN 19 880. DM 72. Chassin, voir tables. Gabory Napoléon et la Vendée 342. Billaud La Vendée et le Directoire 280-281.

Notice rédigée par Jean Artarit

Vie civile

Autre activité ou profession

  • Métier du droit

    Date de fin : mars 1797

    Lieu : Saint-Fulgent (Vendée, France)

    Exerce le métier de : Juge de paix
  • Métier de l'accueil, de l'hôtellerie et de la restauration

    Lieu : Montaigu (Vendée, France)

    Exerce le métier de : Aubergiste

Vie militaire

Carrière ecclésiastique

Clergé catholique séculier

Date d'ordination sacerdotale : 19 décembre 1772

Date de sécularisation : 21 novembre 1793

Ministère

  • Vicaire

    Date de début : décembre 1772

    Lieu : Luçon (Vendée, France)

  • Curé

    Date de début : juin 1779

    Lieu : Montournais (Vendée, France)

    Prieur-curé
  • Curé

    Date de début : décembre 1783

    Date de fin : 16 juin 1791

    Lieu : Ferrière, La (Vendée, France)

    Prieur-curé
  • Curé

    Date de début : 23 mai 1791

    Lieu : Sables-d'Olonne, Les (Vendée, France)

    Curé constitutionnel
  • Curé

    Date de début : novembre 1792

    Lieu : Coëx (Vendée, France)

    Curé constitutionnel

Vie politique

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Relations

Relations

  • Millouain, Pierre

    Nature de la relation : relation familiale

    cousin de Pierre Millouain
  • Esnard, René

    Nature de la relation : relation familiale

    Cousin de René Esnard

Références


Nous écrire