Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Gauly, Laurent Pierre François Benjamin Henry

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Notice rédigée par : J. Artarit, J. Rivière

Fait partie de : Dictionnaire du clergé vendéen, XIIIe-milieu XXe siècle

Données identitaires

Identité

homme

Autres Noms

Prénom usuel : Benjamin

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 14 juillet 1753

à Réorthe, La (Vendée, France)

Filiations
  • Philippe Henry Gauly dit Gauly de La Touche, degré : Père, profession : Métier du droit

    Exerce le métier de : avocat au parlement

  • Marie Anne Françoise de La Touche, degré : Mère

Décès

le 10 juillet 1839

à Réorthe, La (Vendée, France)

Qualité(s) ou fonction(s) principale(s)

Qualité principale :

Ecclésiastique

Circonstances historiques

Contexte historique
  • 1789-1799
Qualité liée à un contexte historique exceptionnel
  • Prêtre assermenté

Notice biographique

Notice biographique

(° *La Réorthe, 15-07-1753 + *La Réorthe, 09-07-1839).

D’une famille il y a peu encore protestante. Fils de Philippe Henry Gauly, avocat, sénéchal de la seigneurie de la paroisse [et de la Commanderie de Champgillon], et de Marie Anne Françoise Latouche, fille d'un sénéchal, mariés à Venansault le 25 juin 1748.

Six frères : Un Pierre Jean-Baptiste Nicolas Gauly, né à La Réorthe le 31 décembre 1754, avocat, juge de paix de Mouchamps, membre de l’administration départementale en septembre 1791, membre du Comité de surveillance de Fontenay, nommé par Lequinio, en mars 1794, puis juge à Fontenay, décédé à Fontenay le 31 janvier 1810. L’autre, Alexis Philippe Charles Gauly. Une sœur, Marie Anne Charlotte Aimée Rose, mariée à Louis François Angibaud.

Vicaire de Bournezeau en avril 1776, vicaire des Essarts en mars 1779 ; célèbre le mariage de son frère, Jean-Baptiste Nicolas Gauly, avocat, avec Philothée Jeanne Aimée Brethé, à Mouchamps, le 27 juillet 1779. Vicaire de Luçon en avril 1782 où il exerce avec le chanoine Paillou, qui dessert Saint-Mathurin de Luçon le temps de remplacer le curé décédé. Signe : « desservant de la paroisse de Luçon », en septembre 1783. Puis curé de l’Ile-d’Olonne, où il prend ses fonctions en janvier 1784, sa dernière signature étant de juillet 1785. Curé de Saint Vincent-du-Fort-du-Lay depuis août 1785, succède à Léon Pallardy, décédé en mars.

Présent à Poitiers, en mars 1789, fondé de pouvoir de Bodin, curé de La Vineuse et de Desplobeins, curé de Puymaufrais. Assermenté, auteur d’une brochure contre les insermentés : La Vérité au peuple catholique de France sur les fourberies découvertes dans un prétendu catéchisme [celui des missionnaires Montfortains] (Fontenay, 1792) [1], qu'il adresse à l’Assemblée législative, le 18-06-1792. Électeur du canton de Bournezeau en 1791 et 1792. Élu administrateur du département en novembre 1792. Vice-président du département. Réfugié à Niort en juin 1793, siège avec ses collègues « en un simulacre de département ». Adhère à la constitution de 1793. Abdicataire, l'un des premiers, le 29 novembre 1793, 2e de la première liste. Maintenu au directoire du département lors de l’instauration du gouvernement révolutionnaire. Proteste contre la dissolution de la Société populaire de Luçon et contre les actes barbares du « scélérat Huché ». Reçoit un certificat de civisme de la municipalité de Fontenay, le 21 germinal an III. Démissionne du Conseil général en l’an III. Retiré à Féole. Multiples achats de biens nationaux, dont la cure de Saint-Vincent-du-Fort-du-Lay, le 12 thermidor an IV.

Maire de la Réorthe en l’an VIII, Liébert est son adjoint (deux prêtres abdicataires). Le 7 ventôse an X, écrit que, maire de La Réorthe, il célèbre civilement dans l’église les mariages, depuis deux ans. Il dénonce les prétentions du prêtre, depuis peu arrivé, qui voudrait transformer l’église en « une maison privée » pour la réserver à ses propres célébrations qui ne relèvent que « d’une opinion ». Maire de La Réorthe, démis en 1815, remplacé par son neveu, Louis Philippe Angibaud. Lors du recensement de 1816, vit avec Marie Henriette Gauly, 70 ans, et cinq domestiques. Pensionné en 1817. En mars 1819 est à nouveau nommé membre du conseil municipal. Son décès est déclaré par Benjamin Clemenceau, médecin, 29 ans, son « parent éloigné » (le père de Georges Clemenceau) et consigné par le docteur Clemenceau, père, maire de la Réorthe (grand-père du Tigre). Tombe visible à La Réorthe.

Notice rédigée par Jean Artarit

[1]
Voir dans "La préparation de la guerre de Vendée, 1789-1793". Tome 1 / Charles-Louis Chassin, 1892 l'article consacré à cette brochure p. 191-196 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k28991x/f207.image (Ouvrage : Études documentaires sur la Révolution française, CHASSIN, Charles-Louis)  

Vie civile

Emploi public

  • Commissaire du Directoire exécutif près des administrations

    Lieu : Jaudonnière, La (Vendée, France)

    Commissaire exécutif

Autre activité ou profession

  • Propriétaire terrien ou rentier

    Date de fin : 10 juillet 1839

    Exerce le métier de : propriétaire

Vie militaire

Carrière ecclésiastique

Clergé catholique séculier

Date de sécularisation : 02 décembre 1793

Ministère

  • Vicaire

    Date de début : décembre 1773

    Lieu : Saint-Martin-Lars-en-Sainte-Hermine (Vendée, France)

  • Vicaire

    Date de début : avril 1776

    Lieu : Bournezeau (Vendée, France)

  • Vicaire

    Date de début : janvier 1778

    Lieu : Coëx (Vendée, France)

  • Vicaire

    Date de début : février 1779

    Lieu : Essarts, Les (Vendée, France)

  • Vicaire

    Date de début : mai 1782

    Lieu : Luçon (Vendée, France)

  • Curé

    Date de début : octobre 1783

    Lieu : Ile-d'Olonne, L' (Vendée, France)

  • Curé

    Date de début : juin 1785

    Lieu : Saint-Vincent-Fort-du-Lay (Vendée, France)

  • Collaborateur de l'évêque (hors vicaire épiscopal)

    Date de début : 1788

    Lieu : Luçon (Vendée, France)

    Secrétaire de Mgr de Mercy à partir de 1788. Il refuse le poste de vicaire de Mgr Rodrigue, évêque constitutionnel, en 1791

Vie politique

Fonction représentative ou mandat

  • Electeur de canton (constitution de 1791)

    Date de début : 1791

    Date de fin : 1792

    Règne ou régime : Monarchie constitutionnelle (juill. 1789-sept. 1792)

  • Administrateur de département ou de district révolutionnaire

    Circonscription : Vendée, Vendée

    Date de début : novembre 1792

    Date de fin : 1795

    Règne ou régime : Convention nationale (sept. 1792-oct. 1795)

    Elu vice-président du département. Il démissionne en l'an III

  • Maire

    Circonscription : Réorthe, La, Vendée

    Date de début : 1800

    Date de fin : 1815

    Règne ou régime : Consulat et Premier Empire (nov. 1799-1814)

  • Conseiller municipal

    Circonscription : Réorthe, La, Vendée

    Date de début : mars 1819

    Règne ou régime : Restauration (1814-1830)

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Relations

Références


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