Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Gaudineau, Geoffroy

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Notice rédigée par : J. Artarit, P. Moreau

Données identitaires

Identité

homme

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 05 février 1752

à Vix (Vendée, France)

Filiations
  • Barthélémy, degré : Père

  • Marie-Anne Peraudeau, degré : Mère

Décès

le 13 mars 1793

()

près de Saint-Vincent-Sterlanges

Notice biographique

Notice biographique

Gaudineau Geffroy (Vix, 05-02-1752 - près de Saint-Vincent-Sterlanges, 13 mars 1793).

Geoffrois naît à Vix le 5 février 1752. Fils de Barthélémy, maréchal, et de Marie-Anne Peraudeau, mariés à Chalais en décembre 1741. Ses deux grands-pères avaient été maréchaux (François, mariage à Vouillé en 1688 ; Jean Peraudeau, mariage à Saint-Pierre-le-Vieux en 1704) [1].

Barthélémy puis Geoffrois restent fidèle à la forge tandis que des oncles, comme Jean, vont se tourner vers le labour puis la ferme [2].

Le 16 octobre 1781, Geoffrois épouse à Priaires (diocèse de Saintes) Marie Louise Françoise Gaudin, dite par le prêtre, « de cette paroisse » [3]. Le mariage est célébré par Jean-Jacques Gaudin, frère de la mariée et desservant de Priaires entre octobre 1780 et juin 1783, en présence du père de Françoise et de son frère Alexandre [4].

Cinq naissances retrouvées de 1783 à 1791 à Notre-Dame de Fontenay.

Geoffrois meurt le mercredi 13 mars 1793 près de Saint-Vincent-Sterlanges [5]. Il était membre du détachement de Fontenay, commandé par l'administrateur du département, Rouillé [6], qui fut envoyé pour tenter de s'opposer au soulèvement dans cette partie de la Vendée. Un affrontement eut lieu -semble-t-il- vers les Quatre-chemins-de-l'Oie. Inférieure en nombre, la troupe de Rouillé dut se replier [7] et [8]. Sa veuve, quatre enfants vivants, reçoit un secours de la municipalité, le 19 mars 1793

En janvier 1797, Françoise Gaudin épouse François Savatier, un autre maréchal, âgé de 28 ans, venu de Saint-Quentin-Chalais, département de la Haute-Charente [9].

 

Notice de Jean Artarit, revue et augmentée par Philippe Moreau le 07-07-2020

[1]
Parrain : Thomas Bachelier ; marraine : Anne Marchand qui ont déclaré ne savoir signer. AD Vendée, BMS Vix, 1751-1760 (vue 14/143). Pour le mariage de ses parents : BMS Chalais, 2 décembre 1741. Pour les autres membres de la famille : sources d'état civil diverses, toutes en ligne et accessibles depuis « Noms de Vendée ». Jean Maillaud (à voir sur le site des Archives) a reconstitué la famille Gaudineau depuis Simon Gaudineau à L'Hermenault (qui signe), mais pas la branche issue de Jean, oncle de Geoffrois, et de Marie Lucas, fille de maréchal et petite-fille d'Augier (ou Auger) Lucas, notaire du comté de Marans. Une sœur de Geoffrois, Marie, a épousé Pierre Guerin, notaire.  
[2]
Jean est le père, de François Gaudineau, futur curé constitutionnel de Champagné (voir sa notice).  
[3]
Françoise Gaudin (Fontenay, 19 février 1758 - Fontenay, 25 novembre 1829) résidait probablement avec son frère.  
[4]
AD Deux-Sèvres, BMS Priaires, 1751-1792 (vues 109-110/149).  
[5]
Selon l'acte de mariage de son fils, Pierre-Geoffroy, qui mentionne un acte de notoriété passé devant le juge de paix de Fontenay le 24 octobre 1829 ; A.D. Charente-Maritime ; Marans ; 2E 229-89 ; mariages 1819-1831 ; novembre 1829 (vue 252/298).  
[6]
Thérèse Rouchette nous permet de contextualiser et de changer (un peu) d’échelle : « l'administrateur Rouillé partit le 11 mars avec un détachement de garde nationale vers le district de Montaigu » (« Fontenay-le-Comte chef-lieu d'un département insurgé, ou le voyage révolutionnaire d'une petite ville poitevine » in Recherches vendéennes, 9, 2002, p.484). Le registre des délibérations municipales de Fontenay n'en fait aucune mention : « les 11,12 et 13 mars 1793 ont été employés au recrutement des soldats nationaux de la commune... » qui, fait naître de vives tensions. La réquisition du département du 13 mars demande que soit envoyés à Chantonnay « le restant de la compagnie de grenadiers et un détachement de 20 hommes de celle de canonniers » (arch. Fillon) ; peut-on lire que Geoffrois Gaudineau était grenadier ? C'est le 17 mars que la municipalité évoque ceux de ses gardes qui ont été tués - au moins dix -, le nom des dix veuves est donné le 19 mars.  
[7]
Une lettre de Rouillé au Directoire, écrite le 13 à cinq heures du soir est transmise à la municipalité de Fontenay et enregistrée : Rouillé y fait savoir qu'il « vien(t) de se replier avec le reste de (ses) forces... – dont ne fait plus partie Geoffroy Gaudineau – à Saint-Hermand ». Puis, une lettre du directoire du département du 14 mars annonce la réquisition de la garde nationale de Fontenay afin de la faire partir pour Chantonnay avec celle de Niort (AD Vendée, AC 92 21 (vue 161-163/203)). Lorsque d'autres registres municipaux ont été conservés, on peut y lire la diffusion des réquisitions en hommes : Luçon, Chaillé, Triaize. Le départ de gardes nationaux pour Saint-Hermand est en totale cohérence avec la lettre de Rouillé. Dans le canton de Saint-Michel en revanche (hors Triaize ?) on répond aux appels de La Roche. La bataille de Pont-Charrault eut lieu le 19 mars, après l’arrivée des troupes venues de La Rochelle.  
[8]
Le lendemain, 14 mars, une auberge de Saint-Vincent-Sterlanges est prise d'assaut par des rebelles. Un acte de notoriété concernant le décès de Simon-Charles Guyet lors de l’attaque est conservé dans le minutier Pillenière de Luçon (3 E 49/111, 7 messidor an III, vues 311-12/416). Parmi les témoins : François Gaudineau, canonnier (?)  
[9]
Arch. dép. Vendée, état civil de Fontenay, 19 nivôse an V (vues 191-192/352).  

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