Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Gaudin, Jacques

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Notice rédigée par : J. Artarit

Fait partie de : Dictionnaire du clergé vendéen, XIIIe-milieu XXe siècle

Données identitaires

Identité

homme

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 07 mars 1735

à Sables-d'Olonne, Les (Vendée, France)

Filiations
  • Bernard, Marie Aimée, degré : Mère

  • Maurice, degré : Père, profession : Métier du commerce

    Exerce le métier de : armateur ; Porte le titre : Honorable homme, bourgeois

Décès

le 30 novembre 1810

à La Rochelle (Charente-Maritime, France)

Qualité(s) ou fonction(s) principale(s)

Qualité principale :

Ecclésiastique

Circonstances historiques

Contexte historique
  • 1789-1799
Qualité liée à un contexte historique exceptionnel
  • Prêtre assermenté

Autres Illustrations

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"Les inconvéniens du célibat des prêtres", 1781 (Bibliothèque municipale de Poitiers, CM992)

Notice biographique

Notice biographique

 

(° *Les Sables-d’Olonne, 09-03-1735 - + *La Rochelle, 30-11-1810)

 

Fils de Maurice Gaudin « bourgeois » [dit « de la Fonsausse » ou de la Guibaudière – négociant, armateur] et de Marie Aimée Bernard, fille d’un capitaine de navire, mariés le 16 avril 1734. Parrain : Jacques Gaudin, prêtre, son oncle, décédé aux Sables le 06-07-1763. Cousin issu de germain des frères Gaudin, tous deux maires des Sables durant la Révolution et, l’aîné, député à la Convention. Vraisemblablement parent éloigné du Père Dupleix, dont la mère était une Gaudin, supérieur de l’Oratoire à Paris.

 

Oratorien, professeur puis bibliothécaire au collège de la Trinité de Lyon de 1763 à 1782. Membre de l’Académie de Lyon, rédacteur du Journal de Lyon. Obligé de se mettre en retrait après la publication de son livre sur le célibat des prêtres. Est nommé vicaire général du diocèse de Nebbio, en Corse, en 1783, et se voit octroyer par le roi une pension de 1440 livres « sur l’abbaye de Gorze, en Lorraine ». Conseiller clerc au Conseil supérieur de Corse, jusqu’en 1787. Toujours collaborateur du Journal de Lyon, fait paraître sur dix-huit numéros (n° 8 : 16 avril 1787 - n° 26 : 28 décembre 1787) : « Recherches historiques sur les monuments et les anciens usages de la ville de Lyon », avec un article (le dernier) favorable aux protestants.

 

Élu procureur de la commune des Sables-d’Olonne le 05-02-1790. Le 17-02-1790, est envoyé à Paris par la municipalité des Sables-d’Olonne, avec Gaudin, major de la milice, pour plaider la cause de la ville, désireuse de devenir chef-lieu. Toujours à Paris, le 31-05-1790, où la municipalité lui envoie 1500 livres. De retour aux Sables rend compte de sa mission le 07-09-1790. Démissionne des fonctions de procureur de la commune le 11-11-1790. Célèbre un mariage, Collinet-Gaudin, aux Sables le 22-02-1791. Rédige une oraison funèbre de Mirabeau, lue en l’église des ci-devant capucins des Sables par l’avocat Regain, le 06-03-1791.

 

Nommé premier vicaire épiscopal de Rodrigue, le 19-05-1791. Première signature sur le registre de Luçon avec Rodrigue le 13-06-1791. Élu député à l’Assemblée Législative le 6-09-1791, en même temps que Joseph Marie Gaudin, maire des Sables-d’Olonne (° Les Sables-d’Olonne, 15-01-1754), son cousin. Membre du Comité d’instruction publique. Rapporteur du projet de décret de suppression des congrégations (décembre 1791-février 1792), en particulier celles chargées de l’instruction publique (mars 1792). Auteur d’un projet de décret remplaçant « les statues élevées en l’honneur du despotisme par d’autres, mises au concours et vouées à la liberté, l’égalité, la loi et la félicité publique » (août 1792). Prête le serment de liberté et égalité, à Fontenay, le 29-09-1792. A Luçon, le 14-10-1792, présent lors de la proclamation de l’abolition de la royauté. Le 4-11-1792, signe le registre de Luçon avec sept autres vicaires épiscopaux, lors de la célébration des succès des armées de la République. Aurait été inscrit par Mirabeau sur une liste, trouvée dans l’armoire de fer, d’écrivains sensés soutenir la monarchie constitutionnelle. Un certificat du 24 décembre 1792, du Comité de sûreté générale, signé, Musset (député de la Vendée, son ex-collègue à la Législative), Rovère, Basire, Duquesnoy et Chabot, le dédouane. Se réfugie à La Rochelle, avec un domestique, en mars 1793, mais revient à Luçon quelques jours plus tard. Le 27-08-1793, est élu « notable » de la municipalité de Luçon.

 

Abdicataire à La Rochelle, le 5 frimaire an II (25-11-1793), premier de la première liste. Écrit avoir envoyé ses lettres de prêtrise au conventionnel Basire, depuis peu accusé d’être complice de Chabot. Marié le *29 frimaire an II (19-12-1793), à La Rochelle, avec Marie Anne Vanard, journalière, fille d’un aubergiste du quartier Saint-Sauveur, née le 15-02-1767 à Marolle (?) (Mazerolles : non). Est dit « cultivateur ». Un fils, François Antoine Aimé, né le *4 ventôse an III (22-02-1795 – le père est toujours dit « cultivateur » – qui deviendra officier et serait mort sans postérité.

 

En 1811, Aimé Gaudin obtient le prix de géométrie analytique au Lycée de Poitiers. Conservateur de la bibliothèque de la ville et juge au tribunal civil. Membre de l’Institut de France, classe des sciences morales et politiques. Est dit dans son acte de décès : « bibliothécaire, ex-juge au tribunal civil de cette arrondissement, membre honoraire de l’Institut de l’Empire, décédé en cette ville, maison de l’ancien évêché, rue Gargouillaud, 75 ans ».

 

Auteur de plusieurs ouvrages dont :

  • Mémoires de James Graham, marquis de Montrose, contenant l’histoire de la rébellion de son temps, Traduits de l’Anglais par M***, Paris, 1767.
  • Traductions de différents traités de morale de Plutarque, Paris, 1772.
  • Les Inconvénients du célibat des prêtres, Genève, 1781.
  • Voyage en Corse, Paris, 1787.
  • Le Jardin des roses, traduction du Gulistan de Saady, suivi d’un essai sur la législation de la Perse, Paris, 1787.
  • Rapport du comité d’instruction publique, sur les congrégations séculières, par M. Gaudin, de Luçon, député du département de la Vendée, imprimé par ordre de l’Assemblée nationale, 1791.
  • Avis à mon fils âgé de 7 ans, Paris, an XIII, 1805.

  

Voir Jean Artarit, L’Abbé Jacques Gaudin, député de la Vendée à la Législative, SEV, 1989.

 

Portrait dans le Voyage en Corse, réédition de 1978.

Vie civile

Autre activité ou profession

  • Métier du livre, de l'information et de la communication

    Date de début : 1794

    Lieu : La Rochelle(Charente-Maritime, France)

    Exerce le métier de : Conservateur de la Bibliothèque
  • Métier du livre, de l'information et de la communication

    Date de début : 30 décembre 1810

    Lieu : La Rochelle(Charente-Maritime, France)

    Exerce le métier de : bibliothécaire

Vie militaire

Carrière ecclésiastique

Clergé catholique régulier

Nom de la congrégation : Oratoire de France (Oratoriens)

Type de vie religieuse : apostolique

Clergé catholique séculier

Date de sécularisation : 25 octobre 1793

Ministère

  • Fonction non précisée

    Date de début : 1759

    Lieu : Sables-d'Olonne, Les (Vendée, France)

    Prêtre
  • Enseignant ou éducateur

    Date de début : 1763

    Lieu : Lyon (Rhône, France)

    Professeur au Collège
  • Vicaire épiscopal

    Date de début : 1783

    Lieu : Nebbio (Haute-Corse, France)

    Vicaire Général
  • Fonction non précisée

    Date de début : 1790

    Lieu : Sables-d'Olonne, Les (Vendée, France)

    retiré
  • Vicaire épiscopal

    Date de début : 19 mai 1791

    Lieu :

    Vicaire épiscopal de l'Evêque constitutionnel

Vie politique

Fonction représentative ou mandat

  • Député à une assemblée nationale

    Date de début : 04 septembre 1791

    Règne ou régime : Monarchie constitutionnelle (juill. 1789-sept. 1792)

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Relations

Relations

Références


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