Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Galouzeau de Villepin, Martin

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Notice rédigée par : Patrick de Villepin

Données identitaires

Identité

homme

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 07 février 1761

à Boulay (Moselle, France)

Filiations
  • Galouzeau, Jean-Baptiste, degré : Père, profession : Métier de la finance et de l'impôt

    (1725-1778), capitaine général des fermes du roi

  • Girardin, Jeanne, degré : Mère

    (1719-1785)

Décès

le 30 décembre 1805

à Ile-d'Elle, L' (Vendée, France)

Qualité(s) ou fonction(s) principale(s)

Qualité principale :

Militaire

Qualité secondaire :

Médecin

Caractéristique sociale

Groupe social d'Ancien Régime

Bourgeoisie d'Ancien Régime

Notice biographique

Notice biographique

Martin Galouzeau de Villepin (1761-1805)

 

Né à Boulay (Moselle) le 7 février 1761, Martin Galouzeau de Villepin est le dernier des six enfants de Jean-Baptiste Galouzeau (1725-1778), capitaine général des fermes du roi en poste à Gérardmer, marié le 24 janvier 1746 à Pogny (Marne) avec Jeanne Girardin (1719-1785). Juste avant Martin, ses deux petites sœurs n’ont pas survécu : Marguerite (° 4 juillet 1758 et † 4 septembre 1758 à Boulay à l’âge de deux mois) et Anne († 26 mars 1761 à Boulay).

 

Le 12 juillet 1778, alors qu’il a tout juste 17 ans, Martin est à Gérardmer (Vosges) parrain de la fille d’un employé de son père. La marraine, Marie Magdeleine Scholastique Le Clerc, est la cousine germaine de son beau-frère, Pierre-Antoine de Cullant. À cette occasion, Martin signe pour la première fois « M. Galouzeau de Villepin », première trace historique du rajout Villepin au patronyme Galouzeau.

 

À la suite du décès brutal de son père (à l’occasion d’une visite domiciliaire à Granges-sur-Vologne), Martin quitte les Vosges pour Cons-la-Grandville (Meurthe-et-Moselle) où sa mère et tutrice est nommée gérante d’un magasin de sel pour le compte des fermes générales. D’abord intéressé lui-même dans les fermes du roi à Cons-La-Grandville (1779-1782), il s’engage ensuite dans l’armée au sein du régiment de Toul (avant 1784).

 

Le 18 novembre 1783, Martin est témoin à Buzy (Meuse) au mariage de son frère aîné Jean-Baptiste Galouzeau de Villepin, capitaine général des fermes du roi à Buzy. Le 23 novembre 1784, il épouse à Brouennes (Meuse) Jeanne Bonneau (° 9 juillet 1762 à Brouennes † 23 décembre 1804 à Stenay, Meuse), fille mineure des défunts Nicolas et Marie Joseph Pellot, originaire de la paroisse. Son frère Charles Thélesphore (1755-1817) est témoin et signataire de l’acte.

 

En 1793, Martin s’engage dans l’armée révolutionnaire en tant que gendarme national de la brigade en résidence à Stenay (Meuse). De son mariage, il a deux enfants, nés tardivement près de dix ans après son union :

  • Marie (° 17 frimaire an II ou 7 décembre 1793 à Stenay, Meuse † 11 messidor an III à Stenay). Dans l’acte de naissance, le père est déclaré absent « pour cause de Révolution ».
  •  Victor (° 25 germinal an IV ou 14 avril 1796 à Stenay † avant 1893), futur caporal (blessé à l’occasion de l’insurrection républicaine de juin 1832), brigadier puis sergent de la garde municipale de Paris (caserne Mouffetard). Le 9 juin 1835, vers 20 heures, un acte d’héroïsme lui vaut la une des journaux (Journal des débats du 14 juin) et un instant de gloire. Au péril de sa vie, il sauve de la noyade deux hommes tombés dans la Seine et refuse la récompense d’usage. Touché par son désintéressement, le roi Louis-Philippe lui fait remettre une somme de deux cents francs et une montre en or pour remplacer celle qu’il a perdue.

 

Quatre mois seulement après la naissance de Victor, Martin ne donne plus signe de vie à partir d’août 1796. Sa famille le croit mort dans une bataille de la Révolution. À cette date, Jeanne son épouse attend un troisième enfant qui naît neuf mois plus tard :

  • Charles Thélesphore Galouzeau de Villepin (° 20 mai 1797 à Flabeuville, Moselle, acte non retrouvé † 9 septembre 1852 à Paris, inhumé au cimetière Montparnasse).

 

Dans l’acte de mariage de ce Charles Thélesphore (26 mai 1817 à Paris, Ve), il est précisé que Martin Galouzeau de Villepin était « gendarme à Stenay (Meuse), absent sans nouvelles de cette ville depuis l’année 1796 ainsi qu’il résulte d’un acte de notoriété reçu par le juge de paix du canton de Stenay, le 6 février 1817. »

 

Pourtant, Martin n’a pas disparu. À 44 ans, le « sieur Galouzeau Martin Bonneau de Villepin » meurt un an après sa femme, le 8 nivôse an XIV (30 décembre 1805) à L'Île-d’Elle (Vendée) où il est mentionné en tant qu’« officier de santé » dans l’acte d’état-civil et de « chirurgien » dans l’acte de catholicité (car il est mort muni des sacrements de l’Église). On le dit « né à Boulay en Lorraine allemande », ce qui ne laisse aucun doute sur son identité.

  

Pourquoi donc un tel mystère ? Comment cette disparition brutale a-t-elle pu s’opérer sans laisser de nouvelles à sa famille ? Et quel peut bien être le motif de ce subit évanouissement ? Pourquoi ce changement de métier (un gendarme devenu officier de santé ou chirurgien n’est sans doute pas courant), de vie, de région ? Enfin, comment se fait-il aussi que l’autorité militaire n’ait pu donner à la famille ou à la justice des précisions utiles sur le devenir d’un de ses membres ? Le mystère à ce jour reste entier.

 

La descendance de Martin s’éteindra avec le fils de Charles Thélesphore : Louis Thélesphore Galouzeau de Villepin (° 4 mai 1822 à Paris † 31 décembre 1888 à Paris, mort célibataire et inhumé au cimetière Montparnasse), sculpteur ornemaniste et héraldiste, dont deux œuvres figurent au musée Carnavalet et au musée des Monuments français (maquette de Notre-Dame de Paris).

Vie civile

Vie militaire

Service

Date de début : 1784

Date de fin : 1796

Engagé au régiment de Toul entre 1782 et 1784, passe dans la gendarmerie en 1793, arme qu'il quitte à une date inconnue à partir de 1796.

Armes et services des armées

  • Gendarmerie

Carrière ecclésiastique

Vie politique

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Relations

Références


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