Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Franheim, Marie Victoire

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Notice rédigée par : Gaufreton

Données identitaires

Identité

femme

Autres Noms

  • Astruc, Marie Victoire, nom d'épouse

Franhem, Franem, Fralem, Fralhem, Fraiheme, Franenheim (variantes patronymiques)

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 05 mars 1817

à Essarts, Les (Vendée, France)

Née au hameau de Saint-Michel

Filiations
  • Huet, Françoise, degré : Mère

    Fille de Jean Huet, menuisier, et de Marie Tournerie

  • Franheim, André, degré : Père, profession : Métier du métal et de la terre

    Serrurier - Fils d'André Franheim et de Marguerite Simon

Décès

le 01 avril 1857

à Toulouse (Haute-Garonne, France)

Adresses

  • Rue des Blancs-Manteaux, Angers

    Année à laquelle la résidence est attestée : 01 janvier 1834

  • Petite rue Colombette, Toulouse

    Année à laquelle la résidence est attestée : 01 janvier 1857

Notice biographique

Notice biographique

Marie Victoire Franheim est née d'un père allemand qui combattit à Torfou dans les rangs des Mayençais et d'une mère choletaise. Le couple Franheim, marié à Cholet en 1796, résida un temps à Montrevault (Maine-et-Loire), puis, peu avant 1807, s'installa aux Essarts. La famille quitta la Vendée au début des années 1820 pour s'établir à Angers, quartier Saint-Jacques.

C'est à l'hôpital civil de cette ville que, le 20 février 1833*, la jeune Marie-Victoire mît au monde, son premier enfant prénommé Zacharie, Théodore, déclaré sous son nom de Franheim.

L'enfant sera reconnu, lors du mariage de ses parents, le 22 janvier 1834, par son père Jean-Pierre Astruc, cordonnier languedocien de la classe 1826 et grenadier en congé du 41ème régiment de ligne. Il passa dans la gendarmerie, ainsi la famille Astruc alla vivre brièvement dans les Mauges, à Sainte-Christine, puis s'installa dans l'Aude, à Puivert, la commune d'origine paternelle, et enfin à Toulouse, où on le retrouvera inspecteur de police.

On a parfois considéré Zacharie Astruc comme étant juif[1], et au moment de l'affaire Dreyfus, reproché au fils de Marie-Victoire Franheim-Huet une prétendue judéité. Certes Ida (Bruxelles, 1837-Paris, 1908) sa femme depuis 1865, était la fille de Lazare Ochs, négociant et banquier, né à Furt (Bavière), et de Sarah Bernard native de Liège. 

Le beau-père d'Astruc fût également le trésorier du consistoire central de Belgique, qui allait avoir à sa tête un grand-rabbin français éponyme en la personne d'Elie Astruc.

Zacharie Astruc, le poète, critique d'art et journaliste, puis statuaire, et l'ami intime de Carolus-Duran, de Fantin-Latour et de Manet, a su dans l'un de ses premièrs écrits, en 1858, Histoire funèbre de Fleubert[2] évoquer sa mère vendéenne disparue**.

 

* de son vivant Zacharie Astruc entretînt le doute quant à sa date de naissance exacte, avançant l'année 1835, deux millésimes longtemps relayés par ses biographes (voire 1837 in C.E. Curinier), 

** Victoire, son second prénom sera aussi celui de sa petite-fille Isabelle Astruc-Ochs, épouse Doria (1866-1952).

[1]
Encyclopaedia Judaica, New-York, 2007, vol. 2, p. 627 A) Le "Jüdisches Biographisches Archiv" renvoie à 8 références bibliographiques dont 2 datent du vivant de l'artiste (Simon Scherbel, Berlin & Leipzig, 1905; Isidore Singer, New-York,1901-1905) B) La base de données Memi De-Shalit hébergée par le Beth Hatefutsoth ( The Nahum Goldmann Museum of the Jewish People - Ramat Aviv -IL ) inclut également Zacharie Astruc.  
[2]
Le Quart d'Heure, gazette des gens demi-sérieux, 20 février 1859, p. 202  

Vie civile

Vie militaire

Carrière ecclésiastique

Vie politique

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Relations

Références


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