Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Chaigneau, Jacques

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Notice rédigée par : Maurice Mignet

Données identitaires

Identité

homme

Portraits
Jacques Chaigneau

Jacques Chaigneau


Jacques Chaigneau en 1943 [1]

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 18 février 1923

à Cap-Saint-Jacques (Viêtnam)

Filiations
  • Chaigneau, Yves, degré : Père, profession : Métier de la santé

    Médecin colonial

  • Motsch, Jacqueline, degré : Mère

Décès

le 05 octobre 1944

à Buchenwald (Allemagne)

exécuté en camp de concentration

Qualité(s) ou fonction(s) principale(s)

Qualité principale :

Militaire

Circonstances historiques

Contexte historique
  • Seconde Guerre mondiale
Qualité liée à un contexte historique exceptionnel
  • Résistant
  • Mort pour la France
  • Fusillé, guillotiné ou exécuté
  • Déporté (2nde Guerre mondiale)
[1]
Photographie fournie par la cousine de Jacques Chaigneau, Jacqueline/Pascale Toussaint  

Notice biographique

Notice biographique

Un héros anonyme de la Résistance


Après 1945, Pierre Cornée, qui aimait les raccourcis dramatiques et était cousin de Jacques Chaigneau, a résumé la vie de celui-ci en : "Il est né dans un bagne, il est mort dans un camp de concentration".

Evidemment Jacques Chaigneau n’a pas vu le jour dans un bagne cependant, en 1923 lors de sa naissance, son père, médecin colonial, était en poste à Cap-Saint-Jacques (Vung Tàu), station balnéaire de Saïgon dont dépendait le bagne des îles Poulo Condor (îles Côn Dao). Le père de Jacques Chaigneau, de son côté paternel était originaire de Montournais, où le grand-père Jules était médecin, et de son côté maternel de Montaigu, d’où venait la grand-mère Berthe Thiériot.

Jacques Chaigneau avait quatre ans lorsque sa mère mourut. La profession de son père le faisant souvent changer de résidence, de Cochinchine en Haute-Volta, du Sénégal en Algérie... il confia son fils à sa famille de Montaigu. C’est ainsi que Jacques Chaigneau passa son enfance à la Caillauderie de Montaigu, où il aura plus tard coutume de revenir en vacances. Après avoir fréquenté l’école primaire Du Chaffault de Montaigu, il entra en 1934 au collège Richelieu de la Roche-sur-Yon, puis à Saint-Louis de Saint-Nazaire en 1937.

Ayant rejoint son père, il était en 1939 à Tunis où il apprit à piloter et se passionna pour le scoutisme. Début 1940, il intégra l'École des mécaniciens de l'air de Rochefort, mais quelques mois plus tard la défaite l’obligea à regagner la Tunisie, où il passa le bac, puis Alger. Après le débarquement anglo-américain de novembre 1942 en Afrique du Nord, il voulut s’engager dans l’armée, mais les suites d’un grave accident lors d’une randonnée scoute en montagne quelques mois plus tôt l’empêchèrent d’être admis dans les rangs des combattants. Il opta alors pour les services du renseignement.

Après des missions en Tunisie occupée par les Allemands, il passa en Angleterre, où il suivit un complément de formation technique et un entraînement au parachutage. En août 1943, il fut parachuté aux environs de Montaigu pour une opération de renseignements sur la région de Nantes - Saint-Nazaire, avec pour mission de surveiller les ports et d'identifier les organisations et formations ennemies. Abrité dans la maison familiale de la Caillauderie de Montaigu, ses activités l’obligeaient à de fréquents déplacements. A la fin 1943, la Gestapo réussit à démanteler de nombreux réseaux de résistance, et Jacques Chaigneau fut arrêté à Paris le 19 ou le 20 décembre.

Après de durs interrogatoires, il fut transféré de Fresnes à Buchenwald à la mi-août 1944, avec 36 autres officiers des services de Renseignements français et anglais. Le 5 octobre 1944, il fut fusillé avec onze autres membres de services de renseignements, en représailles d’un meurtrier bombardement allié sur les usines d'armement voisines, Gustloff, de Weimar.

Il n’existe pas de lieux ou de monuments commémorant l'engagement de Jacques Chaigneau dans les Forces Française Libres et dans la Résistance, sa déportation et son exécution en camp de concentration.

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Sources et Bibliographie
- Coutaud (André), "Montaigu traversé par la Résistance" in Recherches vendéennes, n°11, 2004, p. 292 à 303.
- Entretiens avec Jacqueline/Pascale Toussaint, parente de Jacques Chaigneau, et avec Denise Favreau-Bourquie dont il fréquentait la famille, par A. Coutaud en 2003, et par M. Mignet en 2012.

Vie civile

Vie militaire

Service

Date de début : décembre 1942

Date de fin : 05 octobre 1944

Service du renseignement, de son engagement après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord en novembre 1942, à son exécution dans le camp de concentration de Buchenwald en Allemagne le 5 octobre 1944.

Dernier grade

Sous-lieutenant

nommé le 16 décembre 1943

Conflits et campagnes

Conflits
  • 1939-1945 : Seconde Guerre mondiale
Campagnes et batailles
  • 1942-1943 : Campagne de Tunisie
Faits d'armes

puis, soldat de la France Libre dans la Résistance, parachuté en France occupée en tant qu'agent de renseignement. "Mort pour la France", tué en déportation le 5 octobre 1944.

Carrière ecclésiastique

Vie politique

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Distinctions

  • Distinctions honorifiques françaises
    • Médaille militaire

      Date de réception : 13 novembre 1945

      à titre posthume.

    • Croix de guerre 1939-1945

      Date de réception : 13 novembre 1945

      avec palme, à titre posthume. 

      Ainsi que le titre de Combattant volontaire de la Résistance (17 octobre 1995),
      et la médaille commémorative française de la guerre 1939-1945 avec barrette "Libération".

Relations

Relations

  • Favreau, Michel

    Nature de la relation : relation chronologique

    Jacques et Michel Favreau sont amis.

Références


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