Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Brugière de Barante, Prosper Amable Guillaume

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Notice rédigée par : Archives de la Vendée

Fait partie de : Dictionnaire des préfets et sous-préfets de Vendée, 1800-1980

Données identitaires

Identité

homme

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 10 juin 1782

à Riom (Puy-de-Dôme, France)

Filiations
  • Claude-Ignace, degré : Père

Décès

le 21 novembre 1866

à Dorat (Puy-de-Dôme, France)

Qualité(s) ou fonction(s) principale(s)

Qualité principale :

Haut fonctionnaire

Notice biographique

Notice biographique

Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante (1782-1866)

 

Né à Riom en juin 1782, Prosper de Barante est issu d’une famille de robe auvergnate, les Brugière. En 1627, son ancêtre Antoine Brugière obtient le titre de de seigneur de Barante en faisant l’acquisition du domaine noble de Barante, fief de la baronnie de Thiers. Son propre père Claude-Ignace, premier préfet de l’Aude, puis préfet du Léman, est fait baron de l’Empire en 1810.

 

Parallèlement à la formation scientifique qu’il reçoit à l’École Polytechnique (1798-1800), Prosper de Barante étudie la littérature et l’histoire, ses matières de prédilection. Décidé à faire carrière dans le service public, le jeune homme obtient en mars 1802 un poste de surnuméraire au ministère de l’Intérieur, dans la division administrative. C’est lors d’un séjour chez son père à Genève en 1804 qu’il fait la rencontre de Germaine de Staël avec laquelle il entretient une liaison pendant plusieurs années.

 

Nommé auditeur au Conseil d’État en 1805, Barante est envoyé comme intendant en Allemagne et en Silésie dès l’année suivante. En août 1807, il apprend par "Le Moniteur" sa nomination à la sous-préfecture de Bressuire. Arrivé dans les Deux-Sèvres en décembre 1807, Barante est notamment chargé de l’organisation de la conscription. Pendant ses loisirs, il se consacre à la rédaction d’une œuvre critique destinée au concours de l’Académie française, "De la littérature française pendant le XVIIIe siècle", qu’il publie à la fin de l’année 1808.

 

Pendant son séjour à Bressuire, le jeune sous-préfet se lie à M. et Mme de La Rochejaquelein, qui résident à proximité dans leur château de Clisson. Désireux d’écrire au sujet de la guerre de Vendée, il propose à la marquise de La Rochejaquelein de lui prêter sa plume pour rédiger et achever les mémoires qu’elle a déjà commencés. Ce projet l’occupe pendant les deux années suivantes. Achevés en 1810, les "Mémoires de Mme la marquise de La Rochejaquelein" sont publiés pour la première fois en 1815, après la Restauration.

 

Préfet de la Vendée de février 1809 à mars 1813, Barante est à nouveau confronté aux impératifs de la conscription qui devient de plus en plus exigeante : l’âge prescrit par la loi est devancé et les réfractaires poursuivis. Il s’occupe également des grands travaux de la ville de Napoléon et noue d’excellentes relations avec Duvivier, l’un des ingénieurs responsables des aménagements. En juillet 1811, Barante reçoit son brevet de chevalier de la Légion d’honneur et son titre de baron de l’Empire. Le 27 novembre suivant, il épouse la jeune Césarine d’Houdetot qu’il a rencontrée en 1810 au château de Sannois, chez la comtesse d’Houdetot.

 

Préfet de la Loire-Inférieure lors de la Restauration, Barante prête serment au roi Louis XVIII. Pendant les Cent jours, il refuse de servir à nouveau l’Empereur et démissionne de ses fonctions. Élu député en 1815, Barante fait partie de la mouvance des doctrinaires : il est partisan d’un monarchisme modéré et libéral qui tiendrait compte des acquis de la Révolution. Il reçoit la dignité de pair de France le 5 mars 1819.

 

Écarté des affaires en 1821 sous le ministère ultra-royaliste du comte de Villèle, Barante se retire en Auvergne et s’adonne à ses activités d’homme de lettres. Il publie notamment un ouvrage intitulé "Des Communes et de l’Aristocratie"(1821), une traduction des "Oeuvres dramatiques de Schiller", puis entreprend la rédaction de l’"Histoire des Ducs de Bourgogne de la maison de Valois". Cette grande œuvre historique lui ouvre les portes de l’Académie française en 1828.

 

Sous la Monarchie de Juillet, Prosper de Barante sert à nouveau l’État en exerçant les fonctions de diplomate. Il est envoyé comme ambassadeur à Turin (1830) et à Saint-Pétersbourg (1835). Lors de l’avènement de la Deuxième République, le baron se retire définitivement de la vie publique. Les dernières années de sa vie sont consacrées à l’administration de son domaine et à diverses œuvres de charité. Il demeure auprès des siens, au château de Barante, jusqu’à sa mort le 22 novembre 1866.

 

Rédigé par Léna Bidault 

Source :

"Amable-Guillaume-Prosper Brugière, Baron de Barante (1782-1866) : homme politique, diplomate et historien" / Antoine Denis ; préf. Jean Tulard. Paris : H. Champion, 2000.

Vie civile

Emploi public

  • Sous-préfet

    Date de début : 08 juillet 1807

    Lieu : Bressuire(Deux-Sèvres, France)

    Règne ou régime : Consulat et Premier Empire (nov. 1799-1814)

    Installé le 25 décembre 1807
  • Préfet

    Date de début : 12 février 1809

    Date de fin : 12 mars 1813

    Lieu : Roche-sur-Yon, La (Vendée, France)

    Règne ou régime : Consulat et Premier Empire (nov. 1799-1814)

    Installé le 27 février 1809
  • Préfet

    Date de début : 12 mars 1813

    Lieu : Nantes(Loire-Atlantique, France)

    Règne ou régime : Consulat et Premier Empire (nov. 1799-1814)

    Installé le 7 avril 1813, refuse son maintien le 24 mars 1815

Vie militaire

Carrière ecclésiastique

Vie politique

Fonction représentative ou mandat

  • Député à une assemblée nationale

    Date de début : 1815

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Relations

Références


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