Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Bridault, Toussaint Paul

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Notice rédigée par : J. Artarit, J. Rivière

Fait partie de : Dictionnaire du clergé vendéen, XIIIe-milieu XXe siècle

Données identitaires

Identité

homme

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 31 octobre 1741

à La Rochelle (Saint-Sauveur) (Charente-Maritime, France)

Filiations
  • Louis, degré : Père, profession : Métier du commerce

    Exerce le métier de : négociant ; est aussi : directeur de la chambre de commerce

  • Mignon, Marguerite, degré : Mère

Décès

le 26 novembre 1800

à Alcala (Espagne)

Qualité(s) ou fonction(s) principale(s)

Qualité principale :

Ecclésiastique

Circonstances historiques

Contexte historique
  • 1789-1799
Qualité liée à un contexte historique exceptionnel
  • Prêtre réfractaire
  • Emigré

Notice biographique

Notice biographique

(° *La Rochelle [Saint-Sauveur], 31-10-1741 - + *Alcala, Espagne, 26-11-1800 [Contrasty]).

Fils de Louis Bridault, né à Calais en 1701, [fils d’Etienne Bridault, ancien échevin de la ville de Calais], négociant, directeur de la chambre de commerce, juge consul, échevin de La Rochelle, décédé paroisse *Saint-Barthelémy, âgé de 74 ans, le 03-11-1775 et de Marguerite Mignon, née le *06-01-1703 à Saint-Denis-d’Oléron, mariée à *Saint-Denis-d’Oléron le 04-03-1726, décédée paroisse *Saint-Barthelémy le 16-06-1776 (signent à sa sépulture : E. L. Bridault, prêtre, François Jean-Baptiste Bridault, Augustin Bridault et Bridault, le médecin). Un frère de Louis Bridault, Charles Etienne Bridault, négociant, est ancien maire et juge consul de Calais en 1773. Leur père Etienne Bridault, ancien échevin de Calais, serait mort en 1726. Le parrain de Toussaint Paul se nomme : Pierre de la Place, « député ès cour des États d’Artois ».  

Six fils vivants* en 1776, sur les treize naissances suivantes :  

1 - Etienne Louis Bridault, né le 25-11-1726, paroisse Saint Jean de la Rochelle, décédé en 1730.  

2 - Thomas Arnaud Bridault, né le 07-01-1728, même paroisse. ?

3 - Marie Marguerite Elisabeth Bridault, née le 09-12-1728, idem, décédée en 1729.  

4 - *Jacques Thomas Bridault, né le 10-04-1730, idem. Prêtre réside à Rome à partir de 1762 (vraisemblablement Jésuite). Envoie de Rome, à La Rochelle, en janvier 1784, cent portraits et reliques de Benoît Joseph Labre, le mystique mendiant d‘Artois, mort en 1783 à Rome. Le R. P. Jacques Thomas Bridault aurait été professeur de logique à Agen.  

5 - Etienne Louis Bridault, né le 29-07-1732, même paroisse. ?

6 - *Etienne Louis Bridault, né le 08-03-1734, même paroisse. Prêtre, vicaire de Maillezais de janvier à octobre 1765, signe lors de la sépulture de sa mère. Décédé à La Rochelle, le 12 juin 1791 et inhumé « derrière le chœur de l‘église », paroisse Notre-Dame ; on lit sur le registre : « ce bon prêtre natif de cette ville, paroisse Saint Jean ».

7 - Marie Anne Marguerite, née en 1735. ?

8 - *François Jean-Baptiste Bridault, né paroisse Saint Jean de La Rochelle, le 15-11-1736, négociant, décédé à Périgny (17) le 26 octobre 1793.

9 - *Ami Félix Bidault, né paroisse Saint Jean de la Rochelle le 20-09-1738 et décédé à La Rochelle, le 13-07-1807, marié à Marennes le 31 janvier 1769 (ses frères prêtres sont absents) avec Marie Claire d’Arthès Labat, fille d’un lieutenant général de l’Amirauté, ancien conseiller référendaire au parlement de Bordeaux. Docteur Médecin de Montpellier (D.M.M. - voir sa thèse sur la médecine chinoise), Conseiller médecin ordinaire du roi, anobli (écuyer), membre de l’Académie de La Rochelle, médecin des hôpitaux, auteur du Traité sur la carotte. Fait partie de l’assemblée de la noblesse en 1789. Père d’un fils émigré (mort à 21 ans, à Liège en mai 1794), il est arrêté le 21 mars 1793 et emprisonné à Pons près de deux ans*, avec son fils de 15 ans, ses biens sont en partie confisqué. Deux fils serviront dans les armées de la République. Libéré le 31 décembre 1794. Sur la liste des émigrés du Pas de Calais, où il possède des biens. Il reçoit une part de la succession de son frère, Toussaint Paul, en juin 1803.  
* Durant la Terreur il aurait été trouvé « une cache de prêtres réfractaires, rue des Voiliers, dans une cave de la maison de Bridault » (C. Valin, La Rochelle, la Vendée, p. 164, n. 100).  

10 - Pierre Alexis, né paroisse Saint-Sauveur le 17 novembre 1740, décédé en 1742.  

11 - *Toussaint Paul Bridault, le curé-doyen de Notre-Dame de Fontenay, né le 31-10-1741, paroisse Saint Sauveur [le notre].

12 - *Augustin Bridault, né le 10-01-1743, paroisse Saint-Sauveur, dont le parrain est Louis Etienne Bridault, son frère. Négociant, marié paroisse Saint-Sauveur en 1769. Négociant à Saint-Domingue en 1785. Veuf il entre dans les ordres à 62 ans, en 1805 et sera chanoine honoraire de La Rochelle. Décédé en 1811 (pas retrouvé ni à La Rochelle, ni à Saintes). Des descendants.  

13 - Marie Thérèse Bridault, née paroisse Saint-Sauveur, le 29-08-1744. ?

Son frère, Jacques Thomas, plutôt qu’Etienne Louis, aurait été régent au collège ou au séminaire de La Rochelle, tenus par les Jésuites, vers 1754, et vraisemblablement jésuite lui-même, d’où confusion puisque Toussaint Paul est dit ancien jésuite, par Mercier du Rocher.

Vicaire de Saint-Xandre de mars 1766 à janvier 1776. Présent (signe : T. P. Bridault vicaire de Saint Xandre) au mariage de son frère Augustin Bidault à Saint Sauveur de La Rochelle, le 19-04-1769 ; le mariage est célébré par Louis Etienne Bridault, prêtre, on note les signatures de : Bridault, père ; de la mère ; de Jean-Baptiste Bridault, frère aîné et de Bridault D. M. M.  

Célèbre, le 05-07-1770, en l’église Saint-Barthélemy de La Rochelle, en qualité de vicaire de Saint-Xandre (signe : « T. P. Bridault, vic[aire] », [dans l’acte de Saint-Xandre]), le baptême de son neveu, Pierre Joseph Marie Bridault, fils du Conseiller, médecin ordinaire du Roi, Ami Félix Bridault.  

Célèbre le baptême de sa nièce, Elisabeth Marguerite, fille d’Augustin Bridault, négociant, le 01-07-1771, en l’église Saint-Sauveur de La Rochelle, en qualité de vicaire de Saint-Xandre (« T. P. Bridault, vicaire de Saint-Xandre »).  

Signe (T. P. Bridault, vicaire de Saint-Xandre), toujours à Saint-Barthelémy, au baptême d’un fils du médecin, le 09-05-1773 et également lors du baptême d’une fille du médecin, le 27-07-1775 ( T. P. Bridault, prêtre).  

Signe lors de la sépulture de son père, Louis Bridault, décédé du scorbut, le 03-11-1775, paroisse Saint-Barthélemy, époux de Marguerite Mignon, ancien échevin, juge-consul et ancien directeur de la Chambre de commerce du pays d’Aunis, né à Calais. On note deux signatures : « Bridault prêtre », l’une : « E. L. », l’autre : « T. P. » et trois autres signatures : « Bridault, D. M. M. ; Augustin Bridault ; François Jean-Baptiste Bridault ».  

Doyen de Notre-Dame de Fontenay en mai 1776, succède à Louis Joseph Voyneau du Plessis, bachelier en théologie de la faculté de Sorbonne, fils d’un auditeur à la Chambre des comptes de Bretagne, originaire de Nantes semble-t-il, décédé le 27-04-1776.

Signe la demande d’états du Poitou sur le modèle de ceux du Dauphiné, le 24 décembre 1788. Présent à Poitiers en mars 1789, fondé de pouvoir de Michel Fontenais, curé de Saint-Médard-des-Prés et des « dames religieuses du couvent de Notre-Dame de Fontenay ».  

Élu membre de la municipalité de Fontenay le 29 janvier 1790, n’est pas réélu le 14-11-1790. Notable de la municipalité de Fontenay, en 1790. Contribution patriotique : 1000 livres en 1790. Serment restrictif le 30 janvier 1791. Est-ce lui qui célèbre la messe précédant l’ouverture de l’assemblée des électeurs convoquée pour élire l’évêque constitutionnel, le 27 février 1791 ? D’après Mercier du Rocher aurait fait venir un certain Bernard de Niort pour prêcher au moment du carême contre la Constitution civile. Il semble, en fait, que la municipalité lui avait interdit de prêcher.  

Dernière signature sur le registre le 29-06-1791. Quitte sa cure et se loge en ville, dans une maison appartenant aux Pichard. Remplacé en juillet 1791, par Jean-Baptiste Perreau, prieur des Jacobins de Fontenay, assermenté.

Exil en Espagne. S’embarque aux Sables-d'Olonne le 09-09-1792, sur le Jean-François. Sa servante, la Giraud, est emprisonnée à Fontenay, le 4 avril 1793. Pierre Thomazeau, « homme de confiance de Bridault ex-curé de Notre-Dame » est emprisonné en novembre 1793. Le 07-11-1793, la vente des meubles et effets de Bridault, trouvés dans la maison qu’il occupait, petite rue du Puy-Saint-Martin, rapporte 7158 livres.  

A Calahora, puis à Alcala. Fondé de pouvoir de Monseigneur de Coucy. Mort à Alcala : « Paul Bridault, curé de Notre-Dame de la cité de Fontenay-le-Comte ». Le chapitre d’Alcala se charge de ses funérailles.  

Avait une importants fortune héritée de ses père et mère : cabanes à l’Île-d‘Elle, métairie à Rochefort.

Notre-Dame de Fontenay ne fut rendue au culte que le 11-02-1801.  

RBP. 1894, p. 129 - Chassin, G. I, 17, 167-168. G. II, 227. G. III, 92. B. Fillon, Recherches sur Fontenay, p. 342, 348, 502 - Mercier du Rocher, Mémoires, p. 53 - Teillet, l’Union Chrétienne, p. 207-209 - Contrasty, Le Clergé français exilé en Espagne, p. 321 Olivier Caudron, Ecrits d’Ouest, n° 17, 2009. ; Notice rédigée par Jean Artarit

Vie civile

Vie militaire

Carrière ecclésiastique

Ministère

  • Curé

    Date de début : mai 1776

    Date de fin : juillet 1791

    Lieu : Fontenay-le-Comte (Vendée, France)

    Curé de Notre-Dame

Vie politique

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Relations

Relations

Références


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