Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Astoul, André Eugène

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Notice rédigée par : Olivier Goarant

Données identitaires

Identité

homme

Portraits
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Portrait d'André Astoul tiré de : La Roche-sur-Yon : une capitale pour la Vendée (1982) p. 58 (BIB 6617)

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 08 novembre 1886

à Roche-sur-Yon, La (Vendée, France)

Filiations
  • Guillard, Joséphine Louise Alexandrine, degré : Mère

  • Astoul, Otellaud Léopold, degré : Père, profession : Métier d'art et du spectacle

Décès

le 03 février 1950

à Landeronde (Vendée, France)

Qualité(s) ou fonction(s) principale(s)

Qualité principale :

Artiste

Notice biographique

Notice biographique

André Astoul est né le 8 novembre 1886, à La Roche-sur-Yon. Il est le fils aîné de l'artiste peintre décorateur Othellaud Astoul.

 

André Astoul suit les cours municipaux de dessin, dispensés par le peintre sculpteur Victor Fulconis professeur de dessin au lycée de La Roche-sur-Yon. Victor Fulconis repère très vite les dons du jeune Astoul qui obtient dès la première année le prix du ministère des Beaux-Arts, dépassant ses aînés de deux ans.

 

En fin de scolarité, André Astoul rejoint l'atelier de son père Othellaud Astoul où il retrouve deux apprentis : Raoul Astoul et René Robin. Raoul est le dernier enfant d'Othellaud, il sera à son tour artiste peintre décorateur et exposera plusieurs fois avec son frère André. René Robin exercera lui aussi le métier de peintre décorateur, il animera avec André Astoul le Salon Yonnais.

 

En 1905 est organisée à La Roche-sur-Yon, la première exposition artisanale et commerciale. Les organisateurs sont Lux Fournier, peintre sur vitraux, et Monsieur Coutant, commerçant. André Astoul a 19 ans, il expose avec René Decelle, Barreaut, Simon, Auvinet...

 

Parallèlement à sa formation dans l'atelier de son père, André Astoul perfectionne son dessin durant 6 années, dans l'atelier du statuaire Gramprat, où il bénéficie des modèles du sculpteur.

 

En 1910 il est professeur de dessin au collège Richelieu de Luçon. Dans la même année, il se marie avec Camille Guillard, son élève, avec laquelle il exposera au Salon Yonnais de 1930. Camille Guillard crée des broderies sur raphia et offre aux brodeuses yonnaises du travail à domicile. André Astoul abandonne le professorat. Il choisit le métier de portraitiste et ouvre son premier atelier rue Gouvion à La Roche-sur-Yon. Pour compléter sa formation, le peintre s'inscrit à l'académie libre de peinture « la Grande Chaumière » située à Paris quartier Montparnasse. Il a pour professeurs le peintre Lucien Simon et le sculpteur André Ménard.

 

La reconnaissance officielle d'André Astoul arrive en 1920, la Société Nationale des Beaux-Arts expose le portrait du chanoine Freland, curé doyen de Challans. Jusqu'en 1936, les œuvres d'André Astoul seront sélectionnées et exposées à la Société Nationale des Beaux-Arts. Par cette reconnaissance nationale, André Astoul participe pleinement à faire connaître la Vendée dans ses diverses composantes. Le Salon d'automne et le Cercle Volney confirmeront cette reconnaissance, en exposant les œuvres de l'artiste.

 

Le Marquis de Beaudry d'Asson, dont le portrait est exposé au salon de 1921, se lie d'amitié avec l'artiste et devient son mécène. Il lui organise à la galerie d'Alignan, rue de la Boétie à Paris, en 1930, une exposition de 80 œuvres, parmi lesquelles se trouvent 35 portraits et 45 sujets divers dont 37 vendéens. Cette exposition sera présentée à La Roche-sur-Yon l'année suivante à 600 personnes dans les salons de l'hôtel de l'Europe.

 

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, André Astoul est choisi pour réaliser une fresque dans l'église Saint-Louis, à la gloire des enfants de La Roche-sur-Yon morts au champ d'honneur. Une souscription est organisée pour ce projet. Le peintre reproduit dans cette œuvre les visages des défunts. Cette fresque sera inaugurée le jour de l'Ascension de 1926.

 

Dans cette période, l'artiste changera d'atelier et s'installera rue Pasteur. La famille du peintre s'est agrandie, et la famille vit grâce à la vente des portraits.

 

Le premier voyage du peintre dans le midi s'effectue en 1928 avec la réalisation d'un portrait de madame Pastre, femme de l'écrivain montpelliérain et une exposition, galerie Schlegel à Montpellier, où se côtoient les portraits d'artistes lyriques et de notables.

 

Ces déplacements n'empêchent pas l'artiste de participer aux manifestations culturelles de sa Vendée, et on le retrouve à l'exposition du salon de la Société artistique de Vendée à Fontenay-le-Comte. Ainsi qu'au premier Salon Yonnais dont il fut l'un des membres fondateurs, salon que le peintre animera jusqu'à son dernier souffle.

 

Les expositions de 1930 à Paris, celle de 1931 à la Roche-sur-Yon, marquent un tournant dans la carrière du peintre. Les échos médiatiques donnés à ces expositions, le nombre de visiteurs, remplissent le carnet de commande du portraitiste. Les déplacements vont alors se multiplier : Sète, Antibes, Montpellier, Bordeaux, Paris, Limoges, Saint Nazaire, Nantes... Chaque déplacement donne l'occasion à des expositions mais aussi à de longues périodes d'attente qui donnent au peintre l'occasion d'exécuter des œuvres plus libres et plus intimes. Pour la famille restée en Vendée ces absences sont durement ressenties.

 

La famille quitte la Vendée pour s'installer à Nantes. Puis, afin d'aider aux ressources du ménage, l'épouse du peintre ouvre une maison d'enfants à Pornichet en 1935. En 1939, la famille Astoul regagne la Vendée. Le peintre réalise alors son rêve et ouvre son atelier à Landeronde. Il y aménage une ancienne forge et en confie la décoration à Léopold Marboeuf, son gendre, lui-même artiste peintre. La famille se compose alors de 4 enfants, 5 se sont mariés entre temps.

 

André Astoul continue de peindre, mais, comme pour de nombreuses familles françaises, ces années sont ponctuées de séparations et de deuils. Trois gendres sont en captivité ainsi qu'Édouard le dernier des garçons, il décédera des suites de sa captivité. Suivra le décès de deux petits-enfants et la disparition de Jeanne Astoul, huitième enfant du couple. André Astoul effectue un seul voyage dans le midi, il ne sort plus guère de son atelier, quelques expositions marquent ces années sombres. En 1940 à Nantes galerie Mignon-Massart avec 10 études de l'abbatiale de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu ; en 1943, pour le cent-cinquantenaire du soulèvement vendéen avec les peintres Goichon, Robin, Dolbeau et Droillard ; en 1944, la Vendée intime, avec son frère Raoul. La dernière exposition du portraitiste se déroule rue Fénelon à La Roche-sur-Yon en 1948 où le peintre présente à ses concitoyens 45 années de peinture : 113 toiles sont proposées au regard des visiteurs. En 1949, année qui précède sa disparition, André Astoul participe à l'opération « Train de la reconnaissance » organisée par la Fédération des Anciens Combattants, pour remercier les États-Unis de leur aide, en réalisant un tigre à l'effigie de Georges Clemenceau, sujet qu’il a traité à plusieurs reprises déjà.

 

André Astoul avait en projet d'organiser à Luçon une exposition intitulée « 50 ans de peinture », mais il décède à Landeronde le 3 février 1950 avant d'avoir pu réaliser son projet.

 

Le groupement vendéen des peintres rendra hommage à l'artiste en organisant à l'hôtel du Croissant de Luçon, du 9 au 24 avril 1950, l'exposition souhaitée par le portraitiste. Le groupement vendéen des peintres propose 10 ans plus tard une rétrospective André Astoul rassemblant à cette occasion les œuvres qui à leur sens reflétaient le mieux la personnalité de leur ami.

 

La ville de La Roche-sur-Yon rend régulièrement hommage à l'enfant du pays par des rétrospectives et expositions (1960-1980-1981-1982-1985-2004...) et a baptisé une rue à son nom. Landeronde, dernier atelier du portraitiste, lui a rendu à son tour honneur, en donnant son nom à la salle des fêtes ainsi qu'à une rue, et en organisant tous les deux ans le Trophée André Astoul, réservé aux peintres amateurs.

  

Association des Amis du peintre André Astoul
Olivier Goarant (Petit-fils du peintre)
Février 2015 [1]

[1]
Cahiers de l'Histoire du Pays maraîchin, 2015, N°1  

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