Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

Espace contributeur

Identifiez vous - Pour en savoir plus

Angély, Antoine d'

imprimer la notice complète

Notice rédigée par : Jean Rigaudeau

Fait partie de : Essai

Données identitaires

Identité

homme

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

à Chapelle-Chabosseau (La) (Vienne, France)

Filiations
  • Anne-Marie Delage de Voluve, degré : Mère

  • Henry, degré : Père

Décès

le 02 octobre 1793

à Sables-d'Olonne, Les (Vendée, France)

Circonstances historiques

Contexte historique
  • 1789-1799
Qualité liée à un contexte historique exceptionnel
  • Insurgé vendéen ou considéré comme tel
  • Fusillé, guillotiné ou exécuté

Notice biographique

Notice biographique

Agé de 59 ans, né à la Chapelle-Chabosseau (Vienne), de Henry et Anne-Marie Delage de Voluve, il épouse le 27 août 1772, Marie-Jeanne-Félicité de la Dive de la Grossetière, dont il a Antoine-André, le 24 juin 1768, Marie-Jeanne-Félicité, le 10 septembre 1774 et Henry, le 12 décembre 1775, propriétaire à la Grossetière, commune de Sainte-Foy (Vendée). Officier des gardes du corps du roi Louis XVI, chevalier de Saint-Louis, dès mars 1793, il prend la tête des insurgés de sa commune. De nombreux témoignages, devant l’administration du district des Sables, ne tardent pas à faire état de sa présence au sein de l’armée des insurgés rassemblés à la Mothe-Achard, sous le commandement de Jean-Baptiste Joly en vu de l’attaque des Sables d’Olonne, les lundi 24 et vendredi 29 mars, bien que son rôle principal se soit limité à la garde des prisonniers. Notamment celui de Jean-Baptiste Loysel, prêtre constitutionnel de Sainte-Flaive, qui, le 30 mars 1793, devant l’administration du district des Sables, déclare qu’il l’a vu, à la Mothe, durant sa détention, en compagnie de Jolly, père et fils, La Voyrie, père et fils, de la Grassière, Rorthais, du bourg de Saint-Georges, de la Fief, de la Mothe-Achard, un nommé Polet, laquais du sieur de Chouppes, de la Ferrière et autres qui ont été le voir dans la prison. Ainsi celui de Louis Chopin, métayer à la Thibaudière de Grosbreuil, le 6 avril, celui de François Pacaud, tisserand au bourg de Sainte-Foy, qui le 6 même jour, déclare qu’un message étant venu, au citoyen Tesson, de la Billonnière, le 26 mars dernier, de la part du sieur d’Angély, qui était alors avec les attroupés à la Mothe-Achard, de rassembler tous les habitants de Sainte-Foy et de les conduire à l’attroupement à la Mothe, sous peine d’être tous écrasés, il s’y rendit, ainsi que les autres. Il poursuit en disant qu’il fut conduit dans la maison du citoyen Renou, chirurgien, où les habitants de Sainte-Foy étaient casernés, sous le commandement du sieur d’Angély, qui lui reprocha de s’être montré patriote et lui fit à cet égard, des menaces et que sur la demande de Louis Tesson, domestique du sieur d’Angély et de plusieurs autres de Sainte-Foy, il fut contraint d’écrire les noms de ceux de la commune qui ne s’étaient pas encore rendus à l’attroupement, lesquels noms, Tesson et les autres lui dictèrent et que cette liste fut remise à un cherche-pain, des environs de Talmont, afin qu’il la remette au nommé Guesdon, de Sainte-Foy. A la dispersion de l’armée de Joly, il ne regagne pas son domicile et alors entame, durant plus de six mois, accompagné de sa femme et de sa fille, une vie d’errance, allant d’auberges en maisons nobles, sur les communes de la Chapelle-Achard, Palluau, Saint-Etienne-du Bois, chez les demoiselles de Mello, à la Métairie, du Poiré, chez la femme Voineau, au bourg, chez de Chouppes, à la Ferrière, à Saint-Denis-la-Chevasse, à Boulogne, aux Essarts. Il est arrêté, déguisé, le 22 septembre, à la Jarrie, commune de Saligny, par Bourbeau, commandant du 24ème bataillon de la Charente et conduit devant Duclos, commandant la place de la Roche-sur-Yon, qui après l’avoir interrogé le fait transférer devant les administrateurs du district des Sables d’Olonne, qui procèdent à un nouvel interrogatoire, par l’intermédiaire de Biret, le procureur-syndic, le 24. Il déclare alors, que le 17 mars dernier, sur le bruit que répandaient plusieurs personnes, que l’on cherchait, tous les ci-devants nobles, pour les égorger, il abandonna sa maison, pour se cacher, dans un champ de genêts, dont il sortit, peu de temps après, pour se renfermer, dans un pavillon de sa maison, que le lendemain, un de ses domestiques, vint l’avertir que dans la nuit, on avait voulu assassiner Mr La Voirie et qu’on le cherchait, pour lui en faire autant, qu’alors, il prit peur et dit, du moins, qu’on ne l’assassinerait pas chez lui. Il se rendit en conséquence, à la Mothe-Achard, où il trouva le sieur Joly, qui commandait un rassemblement de 150 hommes, que là, on lui donna le soin de faire donner le pain, à plusieurs prisonniers patriotes, qui étaient déjà détenus à la Mothe-Achard, ce qu’il accepta pendant trois jours, que depuis ce temps, il a parcouru successivement, et toujours sans armes les paroisses de la Mothe-Achard, le Bourg-sous-la-Roche et la Ferrière, où il a visité Messieurs de la Métairie et de Chouppes. Il convient qu’il avait fait une faute, en ne se rendant pas, devant les dépositaires de la loi, pour se mettre sous leur sauvegarde, mais son intention n’a jamais été de reprendre les armes, contre personne. Il refuse de reconnaître être allé à la Mothe-Achard, pour avec, tous les ci-devant nobles, allumer une sédition et prendre un commandement, parmi les révoltés considérant qu’il se croirait indigne de vivre, s’il avait engagé le peuple à la révolte, mais qu’il n’a pu empêcher, celles qui ont eu lieu. Il nie, avoir marché, sur les Sables, le 24 mars, pour y assiéger la ville, à la tête des rebelles, comme à l’attaque du vendredi-saint ou à toute affaire, entre les troupes de la république et les insurgés, s’étant toujours, au contraire, tenu éloigné des combats, pour être plus en sûreté. Il réfute toutes les dépositions formulées contre lui, qui l’accusent d’avoir commandé des rebelles, de même d’avoir reproché, à son ancien domestique, Ruchaud, d’être un foutu patriote, d’avoir fait rassembler, toute la commune de Sainte-Foy, pour se rendre à la Mothe-Achard, y joindre les révoltés et fait publier, dans la même commune, que tout serait écrasé, si l’on refusait de marcher. Accusé d’avoir exercé le métier de brigand, d’assassin, voleur et d’incendiaire, d’avoir fait fusiller, 14 volontaires qui se sauvaient de la déroute de Chantonnay et passaient par le village de l’Aumaire, au Poiré, d’en avoir fait fusiller, trois autres, à la Roche-sur-Yon, d’avoir fait désarmer tous les patriotes prisonniers, à la Mothe-Achard et menacé de leur faire danser la carmagnole, il nie, tout en bloc. Biret suggère que l’insurrection générale a eu lieu pour rétablir le trône et la tyrannie, les prêtres, les moines et tout le clergé, faire rentrer les émigrés et égorger tous les patriotes. Il répond n’en rien savoir, ayant cependant entendu dire, que le peuple ne s’était révolté, que parce qu’il était menacé d’être envoyé aux frontières. Il admet que dans les comités, on a délibéré et prononcé la confiscation des biens des patriotes, mais qu’il n’a jamais été question de leur mort. Il a ouï dire qu’il devait débarquer des troupes étrangères, mais qu’il n’y a pas d’étrangers, parmi l’armée catholique, sauf quelques allemands. Enfin il désigne, parmi les prêtres qu’il a vus, l’ex-curé du Luc, celui du Bourg, celui de Nesmy, le curé et le vicaire du Poiré, le vicaire du Bourg et cite, pour chefs, Charette, commandant général, Royrand, d’Elbée, de Lescure, Saint-Pal, Bulkeley, de Chouppes, les deux frères la Voyrie et de Verteuil, père. Incarcéré dans la prison de la Coupe, il est traduit le même jour, devant la commission militaire, qui présidée par Jacques-Emery Gratton, dans sa séance du même jour, qui lui est entièrement consacrée, entend Jacques-Philippe Guyon, officier municipal du Château-d’Olonne, qui déclare qu’ayant été fait prisonnier par les rebelles, le jour des Rameaux dernier, il fut emmené à la Mothe-Achard et mis en prison, avec plusieurs autres, qu’il s’en sauva le vendredi saint, lors de la déroute qu’eurent les rebelles, au siège de cette ville, que pendant sa détention, il a vu plusieurs fois venir dans la dite prison, le nommé d’Angély, gentilhomme de la commune de Sainte-Foy, que dans le premier jour, celui-ci ne paraissait pas avoir de commandement particulier, mais que le jour du vendredi saint, c’est lui qui commandait la garde des prisons et qui fit renforcer les postes. La commission prononce sa condamnation à mort ainsi que la confiscation de ses biens, attendu qu’il a fait partie de l’attroupement, en qualité de commandant et chef, a distribué du pain à la Mothe-Achard, le vendredi saint dernier, pour la subsistance des révoltés, a arboré la cocarde blanche et a été spécialement chargé de la surveillance des patriotes prisonniers. Il est conduit dans la prison du Minage, et fers aux pieds, y attend son exécution qui intervient par l’effet de la guillotine et les soins de Pierre Asselin, le 2 octobre suivant, sur la dune, entre le remblai et la jetée, à 3 heures du soir. Ses biens, particulièrement importants, représentant un capital de 26360 livres pour sa seule commune, sont confisqués au profit de la nation. Ferré, notaire aux Sables d’Olonne, afferme pour un an seulement, au citoyen Belliard, le jeune, sous la caution du citoyen Roy, la maison, jardin et douves à poissons de la Grossetière, la borderie et métairie de la Porte, le tout paroisse de Sainte-Foy, moyennant 2475 livres. Félicité d’Angély, demeurant à Sainte-Foy, se présente le 21 juillet 1798, devant le receveur de l’enregistrement des Sables d’Olonne et lui déclare que par le décès d’Antoine d’Angély, son père, arrivé en 1793, il lui est échu les domaines qui suivent qu’elle justifie avoir été incendiés par la guerre de la Vendée, suivant le certificat de l’administration de la Mothe-Achard, le 19 juillet précédent, en biens propres, la moitié de la métairie de la Brunière, commune de la Chapelle-Achard, indivise avec la république aux droits de son frère émigré, évaluée 6000 francs, soit 3000 francs, pour la moitié, en acquêt, le quart de la métairie de la Petite Grossetière, commune de Sainte-Foy, évaluée 6000 francs, en totalité, soit 1500 francs et au total 4500 francs. [Sources : Arch. dép. 85, L 1061, L 1590, Etat civil Les Sables-d'Olonne]

Vie civile

Autre activité ou profession

  • Propriétaire terrien ou rentier

    propriétaire

Vie militaire

Carrière ecclésiastique

Vie politique

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Relations

Références


Nous écrire