Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Adbin, Michel (père)

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Notice rédigée par : Jean Rigaudeau

Fait partie de : Essai

Données identitaires

Identité

homme

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

à Montenay (Vienne, France)

Décès

le 10 février 1794

à Laval (Mayenne, France)

Circonstances historiques

Contexte historique
  • 1789-1799
Qualité liée à un contexte historique exceptionnel
  • Insurgé vendéen ou considéré comme tel
  • Fusillé, guillotiné ou exécuté

Notice biographique

Notice biographique

Né à Montenay, époux de Françoise Chartier, employé aux gabelles, demeurant au village des Vaux, à Grenoux (Mayenne). Il rejoint l’armée vendéenne, en même temps que 16 habitants de la commune, dont trois de ses enfants, lorsque celle-ci entre à Laval le 23 octobre 1793 et avec elle, la suit jusqu’à la bataille du Mans et le retour des insurgés sur Laval, le 13 décembre. Rentré dans son village, il est arrêté, ainsi que ses deux fils et conduit devant le comité révolutionnaire de la ville. Il est interrogé le 10 février 1794 et déclare qu’il a été arrêté pour avoir suivi les brigands jusque près d’Ernée, sous les engagements de Chambray, qu’il a ainsi suivi avec son fusil et a différé de revenir chez lui jusqu’au second passage des brigands où il arriva, avec son fusil et son jeune fils, qui l’a toujours suivi. Il est allé chercher leur pain, sans s’arrêter nulle part, ni même être allé garder les moutons. Chambray lui promit d’avoir soin de sa famille et deux jours avant le départ des brigands, il s’enrôla avec Chambray, après avoir bien bu chez lui. Il resta à Ernée, ne pouvant plus marcher, vu son incommodité et lorsque le pardon fut publié, il fit rendre à sa municipalité, par sa femme, les deux fusils de munition, dont son fils aîné et lui étaient armés pendant leur séjour avec les brigands. Il observe même, qu’il avait eu avis du citoyen Douarté, de rester caché jusqu’à ce que le pardon fut réel. Interrogé de dire s’il connaît ceux que Chambray a enrôlés avec lui, lors du festin qu’il donna pour enrôler et où il donna même des confits, il déclare qu’il connaît un, appelé Coustard, de près des Capucins, Gaulard, cordonnier de Grenoux, Morin de la Trinité, tisserand. Le même jour, la commission révolutionnaire provisoire, présidée par Jean Clément, assisté des juges Jean-François Marie-Colinière, René Pannard et Michel Faur, attendu qu’il est prouvé et confessé par lui-même, qu’au passage des rebelles de la Vendée, il s’est réuni sous le commandement et aux sollicitations de l’infâme Chambray, qui les a splendidement nourris et traités pendant le séjour des dits brigands et à leur départ, l’auraient avec eux suivi, avec les armes ou emploi qui leur avait été procuré dans cette armée, par Mayenne, Ernée, Fougères etc…, après avoir entendu le républicain Jean-Baptiste Volcler, accusateur militaire dans ses conclusions, le condamne à mort comme traître et infâme à la patrie, tout comme Chambray, son chef, déclare que ses biens, meubles et immeubles sont acquis au profit de la république et ordonne que le présent jugement soit exécuté sur-le-champ. Il est guillotiné, le même jour, en même temps, que son fils Michel, par Jean-François Durand, sur la place au blé de Laval. [Sources : Arch. dép. 53, L 1642 bis]

Vie civile

Autre activité ou profession

  • Employé subalterne de l'administration ou d'une entreprise

    Lieu : Grenoux(Mayenne, France)

    employé aux gabelles

Vie militaire

Carrière ecclésiastique

Vie politique

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Relations

Références


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