Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Achard, Pierre

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Notice rédigée par : Jean Rigaudeau

Fait partie de : Essai

Données identitaires

Identité

homme

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 11 juillet 1758

()

Filiations
  • Catherine Savin, degré : Mère

  • Jacques-Pierre, degré : Père

Décès

le 20 avril 1793

à Sables-d'Olonne, Les (Vendée, France)

Circonstances historiques

Contexte historique
  • 1789-1799
Qualité liée à un contexte historique exceptionnel
  • Insurgé vendéen ou considéré comme tel
  • Fusillé, guillotiné ou exécuté

Notice biographique

Notice biographique

Né le 11 juillet 1758, de Jacques-Pierre et Catherine Savin, laboureur à Saint-Nicolas-de-Brem (Vendée). Après avoir, sous le commandement de Jean-Baptiste Joly, de la Chapelle-Hermier et Jean-René Savin, dit le Pelé, de Palluau, participé aux attaques sur les Sables, les 24 et 29 mars, il regagne le camp des insurgés, à Vairé, où durant une semaine, il vit de l’étape distribuée par Raimbert, notaire et maire de la commune. Quand l’armée du général Boulard quitte les Sables, le 7 avril, les rebelles se replient devant les troupes du colonel Baudry et gagnent Saint-Gilles, où ils ne peuvent résister, le 9. Une contre-attaque vendéenne, le lendemain, ne peut les en déloger et l’armée républicaine continue sa progression vers le nord de la zone insurgée. La rivière de la Vie constitue un obstacle dans cette direction et c’est au gué du Pas-aux-Petons, qu’il est fait prisonnier le 11. Lié et garrotté, il suit l’armée du général Boulard, qui le 17, le dirige vers les administrateurs du district de Challans, alors réfugiés aux Sables d’Olonne, avec douze autres insurgés faits prisonniers lors de l’avancée. Blessé au bras droit lors du combat, il est traduit devant la commission militaire, qui présidée par Pierre-Joseph Philippe, adjudant du 1er bataillon de la Rochelle, assisté de Plessis, capitaine des grenadiers de la Rochelle, Jean Barbet et Bourillon, lieutenants des grenadiers de la Rochelle et Venant Robert, capitaine d’artillerie au bataillon de garde nationale de Fontenay, prononce dès le 18 du même mois, sa condamnation à mort et la confiscation de ses biens, comme convaincu d’avoir eu un grade parmi les attroupés, d’avoir été leur courrier, d’avoir participé à plusieurs pillages, d’avoir assisté aux combats, arboré la cocarde blanche et porté les armes contre sa patrie, enfin d’avoir donné des ordres par écrit pour forcer les citoyens à leur fournir ce qu’il demandait. Il est le même jour, interné dans la prison du Minage, où enchaîné et les fers aux pieds, il attend l’exécution de la sentence prononcée. Le 20, sur les six heures du soir, en compagnie de 16 autres prisonniers, il est conduit sur la dune, où entre le remblai et la jetée, il est guillotiné, par Pierre Asselin, au son de la Marseillaise. [Sources : Arch. dép. 85, L 1590]

Vie civile

Autre activité ou profession

Vie militaire

Carrière ecclésiastique

Vie politique

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Relations

Références


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