Archives départementales de la Vendée avec le concours de la Société d'émulation de la Vendée Dictionnaire historique des Vendéens

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Abélard, Joseph

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Notice rédigée par : Jean Rigaudeau

Fait partie de : Essai

Données identitaires

Identité

homme

Naissance, Filiation et Décès

Naissance

le 08 janvier 1754

()

Filiations
  • Louise Boussion, degré : Mère

  • Jacques, degré : Père

Décès

le 10 février 1794

à Laval (Mayenne, France)

Circonstances historiques

Contexte historique
  • 1789-1799
Qualité liée à un contexte historique exceptionnel
  • Insurgé vendéen ou considéré comme tel
  • Fusillé, guillotiné ou exécuté

Notice biographique

Notice biographique

Né le 8 janvier 1754, de Jacques, charpentier et Louise Boussion, il épouse le 27 septembre 1791, Catherine Tignon, tisserand, à Vezins (Maine-et-Loire). Soldat de l’armée vendéenne engagé très tôt dans la rébellion qui, après la bataille de Cholet du 17 octobre 1793, passe la Loire à Saint-Florent-le-Vieil et entame un long périple sur la rive droite du fleuve, qui le conduit jusqu’à Granville. L’échec du Mans, le 13 décembre, le renvoie vers Laval et sur le trajet qui ramène les insurgés vers Ancenis, il se détache de l’armée pour se réfugier dans les campagnes environnantes. Il est arrêté dans la grange d’un meunier de Bazougers, Marin Losier, chez qui il a trouvé refuge et conduit avec lui devant la commission militaire créée à Laval, par le représentant du peuple Bourbotte, le 22 décembre précédent. Il est interrogé le 10 février 1794 et déclare avoir, par peur, suivi les brigands, de crainte de l’armée de Mayence, parce qu’un cavalier était venu annoncer que l’armée de Mayence n’épargnait personne, et il avait alors pris le parti de passer la Loire, comme bien d’autres. Il précise ne pas savoir où il a été arrêté, cependant il est certain que c’est à Bazougers, qu’il a quitté les brigands à Laval, au premier passage, que depuis ce temps, il a cherché sa vie dans différentes communes, sans rester en aucune, sans papiers et sans argent, par conséquent obligé de chercher son pain et de coucher où il pouvait, sans connaître le nom des communes, ni des personnes, pas même ceux qui lui auraient fait la barbe, donné un chapeau à la mode ou autres effets de première nécessité. Il plaide l’indulgence du tribunal en avançant qu’il connaît la loi qui épargnait les femmes. Mais la commission militaire révolutionnaire, le même jour, présidée par Jean Clément, assisté des juges René Pannard, Jean-François Marie-Colinière et Michel Faur, après avoir entendu dans ses conclusions, le républicain Jean-Baptiste Volcler, accusateur militaire, le condamne à mort, comme ayant fait partie des brigands de la Vendée, déclare que ses biens, meubles et immeubles sont acquis, au profit de la république et ordonne que le présent jugement soit exécuté sur le champ. Il est guillotiné, le même jour, sur la place au blé, de Laval, par Jean-François Durand, l’exécuteur des hautes œuvres local. [Sources : Arch. dép. 53, L 1642 bis]

Vie civile

Autre activité ou profession

  • Métier du textile, de l'habillement et de la mode

    Lieu : Vezins(Maine-et-Loire, France)

    tisserand

Vie militaire

Carrière ecclésiastique

Vie politique

Vie artistique et littéraire

Vie sociale

Relations

Références


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